L’Asus Ascent QN10 pourrait être un monstre de puissance au format poche sous Windows.
Asus et Qualcomm ont fait équipe pour redéfinir l’expression « petit mais costaud ». L’Ascent QN10 est le premier mini PC de sa catégorie à être lancé avec des composants internes Snapdragon X2. Il embarque suffisamment de puissance pour rivaliser avec le Mac Mini d’Apple — un produit devenu plus rare que des dents de poule en ce moment à cause des pénuries de puces mémoire — tout en occupant à peine plus d’espace sur un bureau qu’une canette de Coca.
Il ne s’agit pas d’un simple serveur domestique basse consommation destiné à remplacer un Raspberry Pi ou un mini PC équipé d’un processeur Intel N100. Le Snapdragon X2 Elite est un chipset qui tourne à plein régime, doté d’une puissance impressionnante pour le jeu, d’un NPU dédié au traitement de l’intelligence artificielle directement sur l’appareil, et de suffisamment de cœurs Oryon pour pulvériser la plupart des tâches de bureau. Les spécifications exactes restent à confirmer, mais en termes de performances, il viendra directement concurrencer les puces M4 d’Apple ainsi que la récente vague de mini PC propulsés par le Ryzen AI MAX+ 395 d’AMD.
Sa puissance de calcul de 80 TOPS dédiée à l’IA est également suffisante pour faire tourner des modèles comme OpenClaw, Claude Desktop ou OpenAI Codex en local sur la machine plutôt que dans le cloud. Pourtant, cette minuscule machine affiche un volume d’à peine 0,7 litre. C’est plus de trois quarts de volume en moins par rapport au mini PC typique de 5 litres que l’on trouve dans de nombreux bureaux et laboratoires domestiques.
Malgré sa taille, le QN10 ne manque pas de connectiques. Asus a réussi à y loger trois ports USB4, trois ports USB 3.2 Gen 2 et un unique port USB2, en plus des connexions audio, vidéo et réseau.
Le fait qu’Asus ait été le premier à bénéficier de cette nouvelle puce n’est pas vraiment une surprise : la marque avait déjà pris de l’avance sur tous ses rivaux en proposant le Snapdragon X2 Elite Extreme au grand public avec le Zenbook A16. Dans mon test de cet ordinateur portable, j’indiquais qu’il « tenait le rythme ou devançait la concurrence Intel et AMD sur Windows, et égalait sans problème certains des processeurs les plus costauds d’Apple en matière de puissance brute ». L’architecture Windows sur ARM a fait du chemin en peu de temps, et de plus en plus d’applications et de jeux fonctionnent désormais parfaitement dès le premier démarrage.

D’une manière générale, les mini PC sont rapidement devenus les chouchous des développeurs et des utilisateurs de serveurs domestiques, en plus de remplacer les boîtiers de bureau encombrants. De mon côté, je fais actuellement tourner Immich (une alternative auto-hébergée à Google Photos) sur un vieil ordinateur fixe, mais je suis certain que mes factures d’électricité baisseraient si l’une de ces machines prenait sa place. Quelques conteneurs Docker et des applications open source effleureront à peine ce dont le X2 Elite Extreme est capable. Avec un refroidissement adapté, l’Ascent QN10 devrait également être capable de faire tourner des jeux modernes avec des graphismes d’un niveau équivalent à celui des consoles. Cela signifie aussi qu’il ne sera pas bon marché. Qualcomm utilise de généreuses quantités de mémoire unifiée, et le stockage SSD est vendu au prix fort, car le boom de l’intelligence artificielle a raflé toutes les puces disponibles sur le marché.
Pour l’instant, on ne sait pas encore combien coûtera l’Asus Ascent QN10, ni quand il sera officiellement mis en vente. On devrait en apprendre davantage lors du salon Computex à Taïwan cette semaine.
