Avec une télécommande détachable et un suivi intelligent plus performant que jamais, DJI signe le stabilisateur le plus convaincant de sa gamme… et probablement la nouvelle référence pour les créateurs de contenu.
Les stabilisateurs pour smartphone sont arrivés à un point où les évolutions deviennent de plus en plus subtiles. La stabilisation est déjà excellente depuis plusieurs générations, les moteurs sont suffisamment puissants pour supporter les smartphones les plus imposants et les applications débordent de fonctions créatives. Pourtant, il manquait encore une pièce essentielle au puzzle : permettre aux créateurs de filmer seuls avec la même liberté qu’une petite équipe de tournage.

C’est précisément ce que DJI apporte avec l’Osmo Mobile 8P. À première vue, cette nouvelle génération ressemble énormément au Mobile 8. On retrouve le même design pliable, la pince magnétique toujours aussi pratique et la perche télescopique intégrée qui permet de varier facilement les cadrages. Mais après quelques jours d’utilisation, on réalise que DJI n’a pas simplement peaufiné son stabilisateur : il a profondément amélioré l’expérience de tournage.
La nouveauté la plus marquante s’appelle FrameTap. Cette petite télécommande magnétique, équipée de son propre écran tactile, peut rester fixée sur la poignée ou être utilisée à distance. Une idée qui paraît presque évidente… jusqu’au moment où l’on commence à filmer seul. Plus besoin de courir derrière son smartphone pour lancer un enregistrement, modifier un réglage ou activer le suivi d’un sujet. En quelques minutes, le FrameTap devient un réflexe, au point qu’il est difficile d’imaginer revenir à un stabilisateur classique.

Cette évolution s’accompagne d’un nouveau Module Multifonction 2, qui fait franchir un cap au suivi automatique. Le système ne se limite plus aux visages : il reconnaît désormais pratiquement n’importe quel sujet, qu’il s’agisse d’une personne, d’un animal, d’un véhicule ou d’un objet. Mieux encore, il retrouve automatiquement sa cible après une disparition momentanée, une fonction particulièrement appréciable lorsqu’on tourne seul.
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Les utilisateurs de l’application DJI Mimo profiteront d’ActiveTrack 8.0, toujours aussi impressionnant. Même dans des scènes complexes ou lorsque plusieurs personnes évoluent dans le cadre, le suivi reste remarquablement fluide. DJI permet désormais de positionner librement son sujet dans l’image plutôt que de le maintenir systématiquement au centre, un détail qui change beaucoup lorsqu’on soigne sa composition.

La stabilisation reste évidemment au cœur de l’expérience. Les nouveaux moteurs absorbent efficacement les mouvements et produisent des images d’une fluidité exemplaire, que l’on marche, que l’on filme en courant ou que l’on alterne rapidement entre différents cadrages. Les différents modes couvrent tous les usages, du simple vlog aux séquences beaucoup plus dynamiques, tandis que les nouvelles fonctions créatives de DJI Mimo, comme le mode Widescreen ou les poses longues en basse lumière, permettent de produire des vidéos beaucoup plus travaillées sans passer des heures en postproduction.

DJI soigne également les petits détails qui font la différence au quotidien. Le nouveau trépied intégré se montre plus stable sur les surfaces irrégulières, les changements d’orientation entre portrait et paysage sont instantanés et l’autonomie reste largement suffisante pour couvrir une longue journée de tournage.
Tout n’est cependant pas parfait. La disparition de la molette physique de zoom et de mise au point constitue sans doute le choix le plus discutable de cette nouvelle génération. Les commandes tactiles du FrameTap remplissent correctement leur mission, mais elles n’offrent jamais la même précision ni la même immédiateté qu’un véritable contrôle mécanique. Les utilisateurs les plus expérimentés le remarqueront rapidement. On regrette également que le nouveau Module 2 abandonne la connexion directe avec les microphones DJI, obligeant désormais à connecter le système audio directement au smartphone.

Ces quelques concessions restent toutefois largement compensées par les progrès réalisés ailleurs. L’Osmo Mobile 8P ne se contente plus de stabiliser un smartphone : il simplifie réellement la création de contenu. On passe moins de temps à manipuler le matériel et davantage à raconter une histoire.
L’Osmo Mobile 8P est exactement l’évolution que l’on attendait de DJI. Sans bouleverser son design, le constructeur apporte enfin la fonction qui manquait à sa gamme avec le FrameTap, tout en renforçant encore un système de suivi déjà excellent. Plus intelligent, plus agréable à utiliser et particulièrement convaincant pour les créateurs qui travaillent seuls, ce stabilisateur s’impose aujourd’hui comme la nouvelle référence du segment. Certes, la disparition de la molette de zoom et quelques petits compromis ergonomiques pourront faire hésiter les possesseurs d’un Osmo Mobile 8, mais pour tous les autres, difficile de trouver un stabilisateur aussi complet, aussi intuitif et aussi agréable à utiliser. DJI ne réinvente peut-être pas le gimbal pour smartphone, mais il signe sans aucun doute sa version la plus aboutie à ce jour.
