Minuscule, modulaire et étonnamment performante, l’Osmo Nano casse les codes de la caméra d’action classique avec une approche aussi originale qu’efficace.
Pendant des années, les caméras d’action ont suivi la même logique : toujours plus de puissance, toujours plus de fonctionnalités… et souvent un peu plus de poids. DJI prend aujourd’hui le contre-pied de cette tendance avec l’Osmo Nano, une caméra si légère qu’elle disparaît presque une fois fixée sur une casquette, un casque ou portée autour du cou.

Dès les premières minutes, on comprend que l’Osmo Nano n’a pas été pensée pour remplacer une caméra professionnelle ou une imposante action cam. Son objectif est beaucoup plus simple : permettre de filmer spontanément, sans avoir à réfléchir au matériel. Avec seulement une cinquantaine de grammes sur la balance pour la caméra seule, elle accompagne naturellement une balade, une randonnée ou une sortie à vélo sans jamais devenir encombrante.
DJI signe également l’une de ses idées les plus intelligentes avec le Vision Dock. Cet écran amovible se fixe magnétiquement à la caméra pour transformer instantanément cette minuscule caméra embarquée en véritable appareil de prise de vue. Il facilite le cadrage, permet d’accéder rapidement aux réglages et embarque même une batterie supplémentaire qui prolonge automatiquement l’autonomie. Une solution aussi simple qu’efficace qui apporte une vraie polyvalence au produit.

Cette approche modulaire demande toutefois un peu d’organisation. Entre les différents supports, les fixations et les accessoires disponibles, on se retrouve rapidement avec davantage d’équipement que ce que le format miniature de la caméra pouvait laisser imaginer. Un détail qui ne gênera pas les utilisateurs les plus passionnés, mais qui mérite d’être pris en compte.
Heureusement, DJI n’a pas sacrifié la qualité d’image. Malgré son format miniature, l’Osmo Nano embarque un capteur CMOS de 1/1,3 pouce capable d’enregistrer des vidéos 4K jusqu’à 60 images par seconde avec une restitution particulièrement convaincante. Les couleurs sont naturelles, le niveau de détail impressionne et l’enregistrement en 10 bits D-Log M offre une belle marge de manœuvre à ceux qui aiment retravailler leurs images en postproduction.

Les amateurs de ralentis apprécieront également les hautes cadences disponibles, tandis que le passage automatique au format vertical facilite immédiatement la création de contenus destinés aux réseaux sociaux. DJI montre ici qu’il connaît parfaitement les attentes des créateurs de contenu modernes.
La stabilisation électronique fait également partie des bonnes surprises. Elle ne rivalise évidemment pas avec le stabilisateur mécanique d’une Osmo Pocket, mais elle produit des images suffisamment fluides pour la grande majorité des activités sportives ou des vidéos de voyage. Le mode RockSteady s’avère particulièrement efficace au quotidien, tandis que le mode HorizonBalancing montre parfois quelques limites lorsque les mouvements deviennent très brusques, laissant apparaître quelques artefacts. Rien de vraiment gênant, mais suffisamment visible pour privilégier le premier mode dans la plupart des situations.

DJI soigne aussi tout ce qui entoure l’expérience utilisateur. Les deux microphones intégrés capturent un son étonnamment propre pour une caméra de cette taille, tandis que la compatibilité avec les micros sans fil de la marque ouvre la porte à des productions beaucoup plus ambitieuses. Les photos de 35 mégapixels constituent également une agréable surprise, même si elles ne remplaceront évidemment pas un véritable appareil photo.

L’autonomie se montre rassurante, d’autant que le Vision Dock recharge automatiquement la caméra lorsqu’il est connecté. On oublie rapidement cette contrainte au fil des journées de tournage. On aurait simplement aimé une expérience logicielle un peu plus aboutie, certains transferts de fichiers pouvant encore manquer de fluidité selon les plateformes utilisées.

L’Osmo Nano ne cherche pas à battre les caméras d’action les plus puissantes du marché sur le terrain de la fiche technique. Elle préfère proposer une autre vision de la vidéo embarquée : plus légère, plus discrète et surtout beaucoup plus agréable à vivre au quotidien. Son design modulaire, son excellente qualité d’image et sa facilité d’utilisation en font une compagne idéale pour les voyageurs, les sportifs ou les créateurs de contenu qui veulent filmer sans s’encombrer. Tout n’est pas encore parfait, notamment du côté de certains traitements logiciels, mais DJI signe ici l’une des caméras les plus originales de ces dernières années. Une fois adoptée, on se surprend surtout à filmer beaucoup plus souvent… et c’est probablement le meilleur compliment que l’on puisse faire à une caméra d’action.
