En quelques mois, le pionnier du solaire de balcon a déroulé toute une génération de produits : la série SolarFlow 2400, la série SolarFlow Mix et le PowerHub, le tout piloté par un même cerveau maison, le duo HEMS 2.0 et l’IA ZENKI™ 2.0. De la batterie plug-and-play accrochée au garde-corps
On connaissait Zendure pour ses kits solaires de balcon, ces boîtiers qui transforment un garde-corps ensoleillé en petite centrale domestique. L’histoire commence pourtant en 2017, à Guangzhou, et prend vite de l’altitude : filiales au Japon puis à Singapour, plusieurs levées de fonds, des campagnes record sur Kickstarter et Indiegogo, et une vitrine de savoir-faire avec plus de 190 brevets mondiaux, une équipe R&D qui pèse 40 % des effectifs et une belle collection de prix de design (Red Dot, iF Design). En 2023, la marque pousse les portes de la gestion intelligente de l’énergie avec son écosystème ZEN+ Home ; en 2024, elle ouvre un bureau à Düsseldorf, s’installe sur le podium du stockage pour balcon en Allemagne et lance le premier système de stockage plug-in GaN au monde, le Hyper 2000. En 2026, ce pionnier mondial des systèmes de gestion de l’énergie domestique plug-in (HEMS) change clairement de dimension : il ne se contente plus de fabriquer du matériel, il assemble un écosystème complet, qui démarre sur un balcon d’appartement et grimpe, brique par brique, jusqu’à orchestrer l’énergie d’une maison entière. Petit tour du propriétaire.

SolarFlow 2400 series : quand l’énergie tombe du ciel
Lancée le 10 février 2026, la gamme SolarFlow 2400 series pousse le concept du stockage solaire de toit et de balcon dans ses derniers retranchements. Le vaisseau amiral, le SolarFlow 2400 Pro, est un système AC bidirectionnel piloté par l’IA, capable de délivrer jusqu’à 2 400 W en mode premium (800 W par défaut) – de quoi faire tourner la quasi-totalité des appareils d’un foyer aux heures de pointe sans aller piocher dans le réseau. Côté solaire, ses quatre MPPT avalent jusqu’à 3 000 W en entrée DC, voire 4 800 W au total en combinant le couplage DC et AC. Cerise sur le panneau : son démarrage basse tension à 14 V capte la lumière plus tôt, dès l’aube, au crépuscule ou par temps gris, pour grappiller jusqu’à 12,5 % d’énergie supplémentaire.
La vraie promesse, cependant, reste le plug-and-play. Pas de technicien, pas de gros travaux : l’installation se compte en minutes, et la capacité grimpe à la demande, de 2,4 kWh à 16,8 kWh en empilant des batteries additionnelles. En clair, on achète selon ses besoins du moment et on agrandit plus tard, le jour où la famille s’équipe d’une voiture électrique ou d’une pompe à chaleur. Pour les foyers déjà dotés de panneaux en toiture, la version SolarFlow 2400 AC+ joue la carte du retrofit : 100 % compatible avec n’importe quel micro-onduleur existant, elle se greffe sur l’installation sans rien modifier – « vieux système, énergie neuve ». Le tout est taillé pour durer et pour braver les éléments : indice de protection IP65, fonctionnement de −20 °C à 55 °C (par ces temps de canicule, on apprécie la petite marge !), auto-chauffage pour les hivers rigoureux et boîtier pensé pour le jardin, la terrasse ou le garage. Côté budget, la gamme se positionne à 1 319 € pour le SolarFlow 2400 Pro, et 1 079 € pour le SolarFlow 2400 AC+.

SolarFlow Mix series : un stockage qui n’a pas honte de se montrer
Cap sur la maison avec la gamme SolarFlow Mix series, lancée le 22 avril 2026 en France sous un slogan qui claque : « Le Mix, c’est le vrai Max ». L’idée tient en une phrase : une seule plateforme intelligente, trois configurations, et un produit pour chaque profil de foyer. Le grand frère, le SolarFlow 4000 Mix Pro, vise les grandes maisonnées de quatre personnes consommant environ 7 000 kWh par an. Il encaisse jusqu’à 13 kW d’entrée photovoltaïque totale (la plus élevée du segment plug-in), délivre 4 000 W de sortie AC continue et accepte une capacité extensible de 8 à 50 kWh. À la clé, jusqu’à 96 % de réduction de la facture, soit environ 1 850 € d’économies par an pour un foyer type équipé de panneaux.
Pour les toitures déjà équipées, le SolarFlow 4000 Mix AC+ joue les rétrofiteurs malins : compatible avec toutes les grandes marques d’onduleurs, il s’adresse aux foyers de trois personnes (environ 5 000 kWh par an) avec quelque 91 % de réduction de facture, soit près de 1 250 € par an. Enfin, le SolarFlow 3000 Mix AC+ assume une double vie : configuration compacte pour les appartements et maisons de ville de deux personnes (environ 3 000 kWh par an, et près de 750 € d’économies annuelles) le jour, robuste station d’énergie mobile pour le camping-car, le chantier ou l’usage off-grid le reste du temps. Là où la série Mix sort vraiment du lot, c’est sur le terrain du style. Eh ! oui : on n’est pas condamné à la mocheté. Exit, donc, le gros coffre métallique industriel relégué à la cave : la gamme arbore le langage de design maison (primé, est-il besoin de le rappeler) et se présente comme un véritable appareil électroménager premium, fait pour être vu. Et même remarqué. Sous le capot, l’ingénierie suit : 8 kWh de capacité de base par unité, bascule en alimentation de secours (UPS) en 10 ms en cas de coupure, 10 000 cycles de charge, jusqu’à 15 ans de durée de vie, 90 % de rendement aller-retour et un fonctionnement à 25 dB, soit le silence quasi complet. Les tarifs ? 2 899 € pour le SolarFlow 4000 Mix Pro, 2 399 € pour le SolarFlow 4000 Mix AC+ et 1 999 € pour le SolarFlow 3000 Mix AC+.

PowerHub : un chef d’orchestre pour la maison
Restait à relier tout ce petit monde. C’est la mission du PowerHub, présenté le 11 mai 2026 comme « le premier hub HEMS plug-in d’Europe ». La plupart des maisons connectées savent gérer les lumières et le chauffage ; le PowerHub, lui, gère l’énergie. Cette unité centrale distribue intelligemment les flux entre les panneaux solaires, les batteries, le réseau, l’alimentation de secours et les appareils du foyer, et peut coordonner plusieurs unités SolarFlow Mix à la fois. L’appétit est solide : le PowerHub encaisse jusqu’à 43 kW d’entrée photovoltaïque en triphasé et 14 kW en monophasé, pour 12 kW en sortie de batterie. Surtout, il fait grandir le système au fil de l’eau : on peut partir de 8 kWh et grimper jusqu’à 150 kWh en combinant plusieurs unités – de quoi équiper aussi bien une maison individuelle qu’un habitat collectif ou une petite surface commerciale. Côté ouverture, il parle tous les langages qui comptent dans l’énergie européenne : SG-Ready (compatible avec plus de 5 000 modèles de pompes à chaleur), EEBus, OCPP pour les bornes de recharge et VPP-Ready pour mutualiser les batteries au sein de centrales électriques virtuelles. Détail rassurant : même Internet coupé, le système continue de traiter les données en local. La version monophasée est proposée à 719 €, la triphasée à 839 €. Zendure va même plus loin en annonçant le programme « European Elite 1,000 » : les 1 000 premiers clients européens installant au moins deux unités de la série SolarFlow Mix (4000 Mix Pro ou 4000 Mix AC+) recevront un PowerHub gratuitement.

HEMS 2.0 et ZENKI 2.0 : un cerveau qui veille sur vos dépenses
À Intersolar 2026, sous la bannière « L’avenir commence chez vous », Zendure a dévoilé ZEN+HOME, un écosystème ouvert qui voit bien plus loin que la simple batterie. L’idée : réunir production, stockage, consommation et optimisation sur une seule plateforme intelligente, et faire du foyer non plus un spectateur de sa facture, mais un acteur à part entière de son énergie.
Le chef d’orchestre porte un nom : ZENKI. Cet agent d’IA maison, animé par le modèle propriétaire ZenPulse, analyse en continu la production solaire, la consommation du logement et les prix dynamiques de l’électricité. Il anticipe les besoins sur 24 heures et bâtit tout seul la stratégie la plus futée : quand recharger, quand puiser dans la batterie, quand s’appuyer sur le réseau. Recharge intelligente, programmation du stockage, protection automatique en cas de coupure… le tout sans que l’utilisateur ait à lever le petit doigt. Et pour ceux qui aiment garder un œil sur la mécanique, un plan énergétique transparent sur 24 heures troque la « boîte noire » contre un assistant que l’on comprend et à qui l’on peut se fier.
Au centre du dispositif trône le Zendure PowerHub, une plateforme de coordination qui relie panneaux solaires, stockage, réseau, bornes de recharge, pompes à chaleur et appareils connectés. Associé aux gammes SolarFlow 2400 series et SolarFlow Mix series, il pilote toute la maison, et assure au passage une alimentation de secours de niveau UPS en 10 ms, avec redémarrage autonome quand le réseau vient à flancher.
Côté portefeuille, ZEN+HOME joue à fond la carte des tarifs dynamiques. Alors que de nouvelles évolutions tarifaires sont attendues en août dans le cadre du TURPE 7, Zendure s’est allié à Sobry, spécialiste français des tarifs dynamiques, et prépare le lancement de son service ZenWave dans l’Hexagone. Résultat : ZENKI accède en temps réel aux prix du marché et décide automatiquement du meilleur moment pour stocker, consommer ou puiser sur le réseau ; de quoi transformer la complexité tarifaire en économies, sans le moindre effort.
Reste la question de la compatibilité, et là encore ZEN+HOME voit large. Bâti sur une architecture HEMS 2.0 mariant intelligence cloud et contrôle local, il continue d’assurer l’essentiel même quand internet fait grève. Il parle couramment les standards EEBus et OCPP, s’invite chez Home Assistant, ioBroker et Homey, et, grâce aux capteurs Shelly, met l’énergie solaire excédentaire au service du chauffage. Compatible avec plus de 5 000 modèles de pompes à chaleur (Bosch, Viessmann, Vaillant, Stiebel Eltron), l’écosystème pousse même jusqu’à la mobilité, avec le vélo-cargo Zendure Cargo et la recharge EVFlow AC. Bref, un foyer où chaque watt sait exactement où aller.

Une évolution qui tombe à pic
Le calendrier de Zendure épouse un contexte porteur. En France, la tarification TURPE 7 et les dernières décisions de la CRE sur les tarifs dynamiques et horosaisonniers déplacent la valeur du kilowattheure de la simple injection vers le stockage intelligent et l’arbitrage horaire – précisément le terrain de jeu de ZENKI. Plus largement, la marque peut s’appuyer sur un bel ancrage européen : 13,17 millions de kWh d’électricité propre générés par ses utilisateurs en 2024, une croissance de 488 % du nombre d’utilisateurs sur les marchés européens la même année, et une place sur le podium du marché des solutions solaires de balcon en Allemagne. Cerise sur le gâteau, l’UNESCO a retenu Zendure parmi ses 80 leaders mondiaux du développement durable : une jolie validation pour une entreprise qui n’a même pas dix ans. De la batterie du balcon au tableau électrique de toute la maison, Zendure a bâti en 2026 une matrice énergétique cohérente, modulaire et – disons-le – plutôt élégante. Le matériel, le logiciel et, bientôt, les services d’électricité au même endroit : il ne reste plus qu’à brancher.
