La Seconde Majeure est le résultat de ce qui arrive quand deux horlogers qui, a priori, n’auraient jamais dû collaborer, décident de le faire malgré tout.
Deux des marques françaises les plus singulières ont uni leurs forces. Baltic et SpaceOne, des maisons qui n’ont théoriquement rien en commun, ont sauté le pas pour donner naissance à la Seconde Majeure.
Il est difficile d’imaginer deux univers plus opposés : Baltic se spécialise dans les garde-temps d’inspiration vintage imprégnés d’héritage, tandis que SpaceOne conçoit des objets qui semblent être tombés d’un vaisseau spatial. Pourtant, cette collaboration existe tout simplement grâce à l’amitié (c’est beau, non ?). Etienne Malec (Baltic) et le duo Théo Auffret et Guillaume Laidet (SpaceOne) se sont rencontrés en 2021 ; cinq ans plus tard, ce lien a produit une montre.
Une conception hors norme
Et quelle montre ! La Seconde Majeure abandonne totalement les aiguilles traditionnelles au profit de disques de saphir. Les heures s’affichent à 12 heures et les minutes à 6 heures, guidées par des réticules en forme de flèche. Une grande trotteuse survole l’ensemble. C’est une réussite totale.
Le véritable exploit technique réside dans la complication à heure sautante, développée par Théo Auffret lui-même :
• Une roue de commande centrale effectue une rotation complète toutes les 60 minutes.
• Elle engage une roue en étoile à 12 dents qui fait “sauter” le disque des heures vers l’avant.
• Un ressort sautoir visible assure la tension nécessaire à ce saut mécanique si satisfaisant.
L’intégralité du mécanisme est exposée et lisible à travers le cadran, taillé dans une seule pièce de maillechort, servant à la fois d’élément décoratif et de support structurel. C’est de l’ingénierie pure et simple.

Esthétique et Finitions
Le boîtier marque un nouveau tournant pour les deux marques. D’un diamètre de 38,5 mm en acier inoxydable 904L, il emprunte les codes de la haute horlogerie indépendante avec une lunette concave polie et des cornes arquées plongeantes qui épousent naturellement le poignet. Un bracelet en Alcantara beige signé Delugs vient compléter l’ensemble.
Deux options de cadran sont proposées : La version brossée, épurée et graphique, ou la finition “Charbonné” : appliquée entièrement à la main dans l’atelier d’Auffret, elle confère à chaque pièce un caractère fumé et texturé unique. (Personnellement, je choisirais la Charbonné sans hésiter).
La Seconde Majeure sera disponible en précommande du 12 au 17 mai. La production sera limitée au nombre de commandes passées durant ces six jours.
• Version brossée : à partir de 2 500 €
• Version Charbonné : 3 500 €
Les expéditions devraient débuter en novembre 2026.
