Ice Road, les mystères de la fameuse “route de glace”

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A l’affiche au cinéma le 4 août prochain, avec Liam Neeson et Laurence Fishburne comme acteurs principaux, le film Ice Road dévoile une course effrénée contre la montre pour venir en aide à des mineurs piégés dans l’extrême nord du Canada. Seule solution pour les sauver ? Emprunter la fameuse “route de glace”.

Au centre de cette pure fiction, cette route existe bel et bien mais n’est pas celle où a été réalisé le tournage. Située sur les Territoires du Nord-Ouest du Canada où des diamants ont été découverts dans les années 90, la « vraie » route de glace est construite chaque année sur des lacs gelés et praticable quelques semaines seulement. Sa mission ? Réapprovisionner les sites diamantifères en exploitation, dispersés dans une vaste région arctique englobant 40% de la surface continentale du Canada.

Dès lors, qui mieux que le Natural Diamond Council peut raconter l’histoire réelle de la route de glace et expliquer son rôle vital pour l’économie locale ? Il était une fois…

Officiellement connue sous le nom de Tibbitt to Contwoyto Winter Road, la route de glace qui a inspiré le film s’étend sur 400 kilomètres et mesure 48 mètres de large. Traversant une vaste étendue de nature sauvage de toute beauté, elle est principalement construite sur des lacs gelés. La limite de vitesse maximale autorisée étant de 24 km/h, les chauffeurs mettent entre 14 et 16 heures pour effectuer l’intégralité du trajet.

Chaque année, la construction initiale de la route commence en décembre. Avant son ouverture, la dureté de la glace est rigoureusement testée grâce à un camion Hägglund de fabrication suédoise. Amphibie, ce véhicule flottera dans l’eau en cas de fissures de la glace. Il parcourt ainsi toute la longueur de la route en tractant un dispositif sonar qui détecte l’épaisseur de la glace. Ce n’est qu’après avoir atteint un minimum de 74 cm d’épaisseur que la route peut être officiellement ouverte.

Considérée comme la plus sûre d’Amérique du Nord, la route d’hiver de Tibbitt à Contwoytoet est la seule au Canada où le port de la ceinture de sécurité n’est pas obligatoire. Et si sa traversée peut parfois sembler solitaire, les conducteurs ne sont jamais vraiment seuls – les caribous, les loups et d’autres animaux arctiques ayant toujours un droit de passage. En effet, soucieuses de minimiser leur impact environnemental, les sociétés diamantaires protègent la faune et la flore sur une surface trois fois supérieures à celle utilisée pour l’exploitation minière.

Ainsi donc, à la différence du film qui a été tourné en grande partie à Winnipeg (Canada), la route de glace se trouve sur les Territoires du Nord-Ouest (TNO) du Canada, au centre de la plaque tournante des diamants. Elle est ouverte brièvement chaque année, généralement en février ou mars.

Les diamants naturels sont parfois trouvés dans des lieux les plus fascinants et reculés du monde. Tel est le cas au Canada, qui est aujourd’hui le troisième pays producteur mondial de diamants. Il y a actuellement trois mines de diamants en activité aux TNO – Ekati, Diavik et Gahcho Kué -. Situées dans la région la plus éloignée des TNO gelés, les opérations minières sont coupées du monde extérieur pendant presque deux mois par an. Ce n’est qu’en février et mars que les mines sont reliées à la capitale, Yellowknife. D’où, l’importance de la route de glace.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’industrie du diamant est vitale, contribuant à environ 25 % du PIB du territoire. Jusqu’à 10 000 chargements de fournitures et d’équipements essentiels sont livrés, aux sites miniers éloignés, pendant les quelques semaines de chaque année où la route est ouverte (février et mars). Depuis 1996, l’industrie a dépensé plus de 23 milliards de dollars en approvisionnement auprès d’entreprises appartenant aux TNO et aux Autochtones. Ces achats locaux créent un effet multiplicateur plus large, stimulant l’économie locale conduisant au développement des entreprises, à une main-d’œuvre qualifiée et à la croissance économique. Cet engagement auprès des communautés locales garantit que celles-ci continueront à prospérer bien au-delà de la durée de vie des mines.

naturaldiamonds.com/fr

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