On a testé pour vous… L’Urbanista Los Angeles, le premier casque à recharge solaire

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Le bonheur (et la musique) sous le soleil… Bien que le nom d’Urbanista ne soit pas le premier qui nous vienne en tête lorsque nous cherchons un casque de milieu de gamme, leur dernier modèle s’avère suffisamment audacieux pour pouvoir se trouver un public.

On a tous déjà vécu cette douloureuse expérience : on est en pleine balade, au milieu de notre morceau de musique préféré et la batterie de notre casque sans fil nous lâche d’un seul coup et nous laisse… Seul avec nos pensées. Avec son Los Angeles, Urbanista cherche à nous libérer de cette tyrannie – notamment en nous proposant le tout premier casque autochargeant du marché.

Le Los Angeles d’Urbanista est en effet le tout premier casque à énergie solaire au monde. Il fonctionne via Powerfoyle : une fine bande grise placée à même l’arceau, capable de “récolter” la lumière et la convertir en énergie, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Urbanista annonce qu’un utilisateur lambda devrait pouvoir se servir de son casque pendant des mois sans avoir à utiliser la charge via USB, également proposée par le Los Angeles. Une annonce qui suscitera l’engouement des globe-trotters, des éternels désorganisés et de n’importe qui angoissant à l’idée de tomber à court de jus. Tout ça a l’air absolument fabuleux, mais a) est-ce que ça marche vraiment ? et b) est-ce que le son est bien ?

Design : Faisons simple
De prime abord, ce Los Angeles semble n’avoir rien de spécial, en sus d’être une copie quasi conforme du modèle Miami. Notre modèle est le noir, utilitaire avant tout, avec un épais arceau pesant son poids et des écouteurs bien serrés. Tellement serrés que ç’en était désagréable pendant les premiers jours, avant qu’ils ne se détendent. Pour ceux préférant les appareils plus flashy, un modèle “Sand Gold” est disponible – mais en nous basant sur les photos, la couleur semble peu visible en plus de faire ressortir la bande Powerfoyle d’autant plus. Vous aurez dans tous les cas votre casque dans une belle boîte en cuir. À noter que la présence du Los Angeles se fait un peu plus ressentir que celle d’autres casques : il est plutôt lourd et contrairement à bon nombre de casques sans-fil, il n’est pas pliable, le rendant moins transportable.

Caractéristiques : aussi simple qu’appuyer sur un bouton (ou pas)
Comme le suggère son design utilitaire, le Los Angeles ne propose pas une tonne de caractéristiques. Première chose à noter : il n’a pas de port pour connexion filaire, ce qui veut dire que vous ne pourrez rien faire si votre appareil n’a pas le Bluetooth. Vous trouverez les boutons de contrôle du son sur le côté de l’oreille droite, et un bouton plus large sur l’oreille gauche permet de contrôler la réduction de bruits, le mode sons ambiants et l’assitant vocal (vous avez le choix entre Siri et Google).

Quand nous avons mis ce Los Angeles sur notre tête pour la première fois, nous avons été choqué de constater à quel point ces boutons sont minuscules – malgré leur positionnement plutôt classique, nous avons vraiment eu du mal à utiliser les commandes sans carrément enlever le casque. La détection sur l’oreille est également extrêmement sensible et s’active et se désactive au moindre mouvement brusque. Heureusement, tput cela peut aussi être géré via la très bonne application mobile d’Urbanista. D’ailleurs, la fonction la plus remarquable de cette application est qu’elle vous permet de gérer l’utilisation d’énergie de votre casque. Mais nous y reviendrons plus tard !

Performances : m’exposer un peu plus au soleil ?
Le son du Los Angeles est puissant et tape fort dans les basses – ce qui est très bien lorsque vous écoutez de gros morceaux de musique, mais on remarque un certain manque de détail lorsque que l’on passe sur des chants plus doux. Et avec la réduction de bruit activée, les basses étaient d’autant plus boostées et les chansons faisaient encore plus fouillis. D’ailleurs, la réduction de bruit fonctionne jusqu’à un certain point mais n’arrive pas à totalement nous distraire des bruits de fond.

Néanmoins, la figure de proue du Los Angeles reste son système de recharge. Pour être honnête, nous étions sceptiques : bien que nous pouvions imaginer ce casque fonctionner dans des lieux tels que celui avec lequel il partage son nom, nous avions du mal à croire qu’il fonctionnerait aussi bien dans certaines des régions les plus pluvieuses de France. Le manuel conseille de laisser le casque reposer sur un bord de fenêtre pour profiter d’une recharge optimale. Nous avons donc décidé de tester ses capacités de recharge sur quelques jours sans les placer à un endroit spécifique. Quand nous avons regardé l’état de la batterie sur l’appli Urbanista après les avoir régulièrement utilisés pendant 3 jours, nous étions agréablement surpris de voir qu’elle s’élevait à un très respectable 82%.

Fait remarquable, il semblerait que la batterie ait fait preuve d’une constance sans faille, même lorsque le casque était utilisé. Et même avec un ciel plus que gris, le Los Angeles semble avoir absorbé presque autant d’énergie que celle qu’il avait utilisé. La promesse d’Urbanista, comme quoi un utilisateur lambda devrait pouvoir s’en servir pendant des mois sans avoir à le charger, semble à présent crédible. Ce Los Angeles affiche une autonomie de 80 heures, ce qui est absolument énorme pour un casque sans-fil, qu’il fonctionne à l’énergie solaire ou non.

Concurrence : seul dans sa propre catégorie
Il est difficile de comparer le Los Angeles à d’autres casques puisqu’il est le tout premier casque à énergie solaire du marché. À ce prix, vous pourriez vous permettre de prendre des modèles ayant déjà fait leurs preuves comme le QuietComfort 35 de Bose (qui a très clairement une meilleure réduction de bruit) ou même un modèle de la gamme WH de Sony. Mais vous devrez débourser un peu plus pour mettre la main sur le WH-1000XM4. Au final, aucun de ces modèles ne propose la technologie de recharge unique du Los Angeles. Ou du moins pas encore.

Verdict
Bien que le Los Angeles ne soit pas le casque le plus joli, le plus confortable ou le plus pratique à utiliser du marché, il reste difficile de contrer l’argument qu’est cette fonction autochargeante. Juste pour ça, il vaut son prix.

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