Universal Genève a enfin relancé ses activités pour redonner vie aux légendaires Polerouter et Compax, offrant aux collectionneurs le charme pur du vintage sans les tracas de l’ancien.
La « belle au bois dormant » de l’horlogerie suisse s’est enfin réveillée. Universal Genève (UG), historiquement connue sous le nom de « Le Couturier de la Montre », fait un retour fracassant sur la scène mondiale.
Ce retour très attendu fait revivre le mélange unique de maîtrise technique et de design élégant propre à la marque. La Maison introduit une vision claire et contemporaine de l’horlogerie et retrouvera bientôt son adresse historique sur la Rue du Rhône à Genève.
Il faut dire qu’il est formidable de voir UG ramener ces modèles emblématiques avec une touche de modernité — cela fait sens et suscite déjà de nombreuses discussions. Cette relance est une excellente nouvelle pour ceux qui adorent ces designs classiques mais ne veulent pas subir les contraintes d’entretien des montres vintage.
La Polerouter mène la charge
Le fer de lance de cette relance est la résurrection de la légendaire Polerouter. Conçue à l’origine en 1954 par un Gérald Genta alors âgé de 23 ans pour les vols polaires de la Scandinavian Airlines, cette montre est un véritable jalon historique.
La Polerouter moderne reste totalement fidèle à son esprit d’origine tout en évoluant légèrement pour l’époque actuelle. Elle arbore fièrement son anneau de cadran extérieur immédiatement reconnaissable, ses cornes torsadées élégantes et son cadran iconique à réticule (« crosshair »).
Universal Genève a mis à jour l’intérieur tout aussi soigneusement que l’extérieur. Tous les nouveaux modèles Polerouter sont équipés du mouvement Microtor UG-110 nouvellement développé. Ce calibre incroyablement fin (3,8 mm d’épaisseur) offre une réserve de marche de 72 heures, dite « weekend-proof ».
La nouvelle Polerouter est disponible en deux tailles : une version de 39 mm avec affichage de la date, et une version plus compacte de 37 mm. L’offre se divise entre les collections permanentes « Prêt-à-Porter » et les éditions artistiques « Capsule ». Ces dernières présentent de superbes marqueteries de pierres, utilisant des cadrans en pierres fibreuses comme le lapis-lazuli et l’œil-de-tigre.

Le chronographe Compax, plus élégant que jamais
Tout aussi excitant est le grand retour du chronographe Compax. Cette montre de sport sophistiquée est devenue un phénomène culturel massif dans les années 1960 grâce au mannequin finlandais Nina Rindt. Souvent vue au bord des circuits pour chronométrer son mari, le champion de Formule 1 Jochen Rindt, elle portait sa célèbre Compax au cadran « panda » noir et blanc sur un large bracelet de force en cuir. La nouvelle Compax rend hommage à ce look non conventionnel.
Sous le capot, la nouvelle Compax fonctionne avec le mouvement manufacturé UG-200. Il combine la technologie pionnière du micro-rotor de la marque avec un chronographe à roue à colonnes de haute précision. La ligne principale comprend trois modèles avec lunettes en céramique dans un boîtier de 39,5 mm.

D’autres chefs-d’œuvre exposés
Bien que la Polerouter et la Compax soient les stars de la marque, Universal Genève ressuscite d’autres pièces d’archives fantastiques :
• La Cabriolet : Un chef-d’œuvre Art Déco, version réversible d’un design lancé en 1933 (sous le nom d’Ideo), protégeant le cadran grâce à un boîtier pivotant ingénieux.
• La Disco Mini : Une montre chic pour femme inspirée de la haute couture du milieu du siècle et des designs historiques « Disco Volante » (soucoupe volante).
• Couture Creations & Signature Timepieces : Des modèles ultra-luxueux et limités repoussant les limites de la haute joaillerie.
Côté disponibilité et prix, il faudra être patient : les premières livraisons sont attendues pour l’automne 2026. Les prix se positionnent fermement dans le segment du luxe supérieur :
• Polerouter en acier : à partir d’environ 17 000 USD / 15 500 €.
• Chronographes Compax en acier : à partir d’environ 19 500 USD / 17 800 €.
• Les modèles en or et les éditions serties de pierres grimperont bien au-delà de ces tarifs.
