On a testé… le Samsung Galaxy Z Flip

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De nombreux téléphones pliables sont arrivés sur le marché, du véritable smartphone/tablette 2 en 1 qu’est le fringant Huawei Mate Xs à la renaissance du Motorola RAZR. Place à la réincarnation ultime d’un style rétro associé à une technologie récente.

Ces téléphones partagent tous un point commun, au-delà de leurs écrans pliables : la fragilité. Notre Mate Xs s’est abîmé lorsque l’écran s’est retrouvé bosselé alors qu’il était dans notre poche. Du côté du RAZR, des rapports nous apprenant que son mécanisme de pliage n’arrive pas à supporter une utilisation en conditions réelles sont apparus sur le net. Néanmoins, il semblerait que Samsung cherche à obtenir un côté un peu mainstream (dans le meilleur sens du terme) avec son Z Flip.

Le portable pliable de Samsung a l’air résistant, offrant une première impression de robustesse et de brillance, tout en faisant moins de compromis que le RAZR grâce sa puissance et ses caméras supplémentaires qui l’amène finalement à de meilleures spécifications techniques. Mais au bout d’une semaine de test, le dernier pliable de Samsung nous a-t-il convaincus ?

Design : à s’en retrouver plié en deux

Le Samsung Galaxy Z Flip est le premier portable pliable que nous utilisons sans le surprotéger. Mais ne vous méprenez pas, son écran n’en reste pas moins fragile et en plastique (malgré tout ce que Samsung peut en dire) et ne peut clairement pas supporter plus que le frottement d’un doigt. Ceci étant dit, son écran est protégé à l’intérieur du téléphone, contrairement à celui du Mate Xs. En plus de cela l’écran en lui-même ne se déplace pas, évitant donc une critique faite au RAZR.

Une coque Gorilla Glass 6 protège le téléphone de l’extérieur, disponible en or (Mirror Gold), noir (Mirror Black) et violet (Mirror Purple) en plus de son édition Thom Browne. Refermé, le portable atteint une longueur de 87.4cm et une épaisseur d’1.7cm. Déplié, les dimensions du Z Flip rejoignent celle d’autres téléphones comme le Galaxy S20 Plus avec son écran de 6.7 pouces et une finesse de 7,2 mm.

Les boutons du téléphone se trouvent tous sur son côté droit, que ce soit le bouton d’allumage doublé d’un capteur d’empreinte digitale ou les boutons réglant le volume. Vous trouverez un port USB-C et une enceinte mono à la base du téléphone, tandis que le tiroir SIM est sur la gauche.

Écran : une véritable baie vitrée

Sur la coque du Flip (qui adorera se couvrir de traces de doigts), vous pourrez trouver un mini écran 1.1 pouce avec une résolution 112×300. Il est en couleur et peut-être utilisé comme un second viseur lorsque vous prenez des photos avec la caméra principale. Mais le plus souvent, cet écran servira à afficher l’heure et vos notifications. Pour ce qui est de la partie centrale pliable, l’écran déplié mesure 6.7 pouces de longs, nous offrant des contours propres et un ratio écran/contour de 82,5% – à peu près le même que celui de l’Iphone 11 Pro. Et de la même manière que l’iPhone, tout les écrans pliables sont des OLED, créant alors des noirs profonds et intenses et des couleurs vives.

La résolution du Z Flip est de 1080×2636, le mettant au coude à coude avec la gamme iPhone lorsque l’on parle de clarté et il en va de même pour sa HDR. Sur le papier, ce téléphone pliable obtient un haut score niveau qualité. Utilisé dans la vie de tous les jours, ses performances ne sont pas aussi fines que ce qu’on pourrait espérer, mais il reste tout de même impressionnant face à la concurrence. La charnière du Z Flip est similaire à celle du Galaxy Fold, permettant d’atteindre le pli le plus prononcé de tous les téléphones pliables, comme vous pouvez le voir sur les photos de ce test.

Pour autant, les puristes souhaitant acheter un téléphone avant tout pour leur qualité d’image le verront son écran comme un compromis trop important. Mais niveau fonctionnalité, l’écran coche toutes les cases. Il répond bien au toucher, a une luminosité suffisante et possède une puissance plus que conséquente. Il fera même bien tourner vos jeux – n’allez juste pas le transpercer avec un objet trop pointu à son goût (ou un doigt trop insistant).

Camera : le retour d’une vielle amie

La caméra du Z Flip monte à un bon 8/10 : rien de sensationnel, mais une pièce digne de confiance. La caméra principale de 12 MP possède l’exact même capteur que le Galaxy S10, à la différence que vous ne trouverez cette fois pas de traces d’une certaine sorcellerie nommée « double focale ». Samsung a décidé de rester simple avec une focale fixe f/1.8, le Dual-Pixel Autofocus et un stabilisateur d’image optique (OIS).

Vous ne trouverez pas de téléobjectif ici, seulement un ultra grand-angle à 10MP pour accompagner la caméra principale, en plus de la caméra frontale à 10MP, l’exacte même que celles trouvées sur les gammes S10 et S20. Chose pratique pour vos photos en pose longue, le téléphone est capable de tenir debout tout seul une fois replié, et Samsung a customisé son interface dans cette optique.

Par conséquent, vous n’aurez pas besoin d’acheter un tripode si vous avez un Z Flip (à condition de trouver un endroit où le poser). Malgré le fait que nous ayons déjà vu ce capteur auparavant, les photos du Z Flip sont incroyables, d’une clarté impressionnante avec une large gamme dynamique.

Le traitement d’image signé Samsung fait son grand retour, mais il ne semble pas omniprésent comme sur le S20 Ultra, et la stabilisation OIS empêche les ratés en mode automatique la nuit. Le mode nuit n’égale clairement pas les performances des meilleurs comme le P40 Pixel 4, mais il illumine tout de même le tableau un peu plus.

La caméra ultra grand-angle du Galaxy Z Flip est d’une qualité décente, permettant d’avoir un maximum de choses à l’écran pour vos panoramiques. Bien qu’elle soit un peu en deça des caméras 48MP de téléphones comme le OnePlus 8 et l’Oppo Find X2 Pro dont les photos ont tendance à être plus nettes, celles du Z Flip n’en reste pas moins riches de détails et imprimables. Évitez juste d’y mettre trop de pixels d’un coup.

Le Galaxy Z Flip vous permet de filmer des vidéos 4K jusqu’à 60FPS, le tout supporté admirablement par la combinaison de l’OIS et de sa stabilisation éléctronique d’image (EIS). On peut donc dire que, bien que le dernier portable pliable de Samsung ne soit pas le meilleur en quoique ce soit, il n’en reste pas moins correct voire très bon dans absolument tout.

Interface et performances : difficile de fermer son clapet

Fonctionnant sous la version customisée par Samsung d’Android, OneUI, le Galaxy Z Flip offre une expérience stable avec un support d’applications excellent, bien qu’il y en ai trop pré-téléchargées à notre goût. L’expérience Android en elle-même reste familière, virtuellement identique à celles offertes par le Galaxy S10 et S20.

Vous pourrez installer vos applications au travers du Google Play Store ou du Samsung Galaxy Store, et le téléphone est de base rempli d’applications gérant les logiciels Samsung, que ce soit en électroménager, en produits connectés ou même pour le partage rapide d’informations entre appareils Samsung.

Si vous faîtes partie de l’écosystème Samsung, vous nagerez en plein rêve. Si ce n’est pas le cas, vous aurez sûrement à ignorez quelques fonctionnalités d’UI. Les fonctionnalités prenant avantage de l’écran flexible sont limitées au Flex Mode, qui segmentent l’interface entre la partie haute et la partie basse du téléphone lorsque celui-ci est à moitié replié. Pratique pour les appels vidéos mais rien de bien phénoménal, d’autant plus que ce mode ne fonctionne pour le moment qu’avec une poignée d’applications, limitant son utilisation sur le terrain.

Équipé d’un proceseur Qualcomm Snapdragon 855+ combiné à 8 Go de RAM, le Z Flip n’a pas les meilleures spécifications, ni les plus récentes (le X3 de Realme propose quelque chose de similaire pour un prix sage). Cependant, il écrase clairement son concurrent principal, le RAZR de Motorola, et s’en sort très bien en utilisation au jour le jour. La portable pliable de Samsung corrige d’ailleurs son absence de tiroir pour carte SD avec un impressionnant stockage interne de 256 Go.

Nous avions peur que la batterie de 3300 mAh ne pourrait pas supporter une journée d’utilisation régulière à cause de la taille de son écran, mais nous avons été agréablement surpris d’observer le contraire, probablement grâce au mini écran du téléphone qui nous a permis de ne pas devoir constamment l’ouvrir pour regarder l’heure.

Avec une charge de 15W et la possibilité de le faire sans fil, vous n’êtes pas en manque de choix quand on aborde la question de la recharge. Vous ne trouverez ni prise jack ni enceinte stéréo sur le Z Flip, juste une enceinte mono à sa base. Elle est plutôt puissante et la qualité n’a pas l’air mauvaise – nous l’avons testée en visionnant des épisodes de Drag Race pendant que le téléphone reposait sur son côté, partiellement replié. La qualité sonore était globalement décente et nous avons adoré le facteur nouveauté que propose ce téléphone capable de tenir debout de lui-même.

Samsung Galaxy Z Flip : verdict

En terme de recommandations pratiques, le Galaxy Z Flip est notre portable pliable numéro 1. Contrairement à ceux de l’Huawei Mate Xs ou du Motorola RAZR, son écran est protégé et ne glisse pas dans le téléphone, il y a donc moins de risques de l’abîmer. De son côté, la coque pliable Gorilla Glass est aussi solide que nécessaire.

Bien qu’il n’offre pas la même combinaison d’un téléphone et d’une tablette comme le Galaxy Fold, le Z Flip n’arrêtera pas de vous surprendre. Vaut-il son prix élevé ? Si vous voulez une puissance et des caractéristiques égales à celui-ci, alors non. Mais si vous pouvez vous permettre de le prendre et que vous souhaitez avoir un portable pliable compact qui se déplie en un écran complet, nous ne pouvons que trop vous le recommander puisque c’est le seul téléphone de cette catégorie qui vaille le coup pour le moment.

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