Essai – Audi e-tron Sportback 55 quattro, élégance et performance

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Static photo, Colour: Catalunya Red

Les SUV «  coupé  » sont à la mode et même électrifiés, il n’y a aucune raison de ne pas avoir accès à ce type de carrosserie qui leur donne une allure plus dynamique. C’est le cas de l’Audi e-tron, déclinée ici en Sportback. Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
Vous vous souvenez probablement de l’Audi e-tron, la première vraie auto 100% électrique d’Audi, qui prenait la forme d’un SUV assez statutaire, et que nous avions essayé l’hiver dernier et qui peut se targuer d’avoir été le gros SUV électrique le plus vendu en Europe, avec plus de 17.000 unités. Cet e-tron arrivait en concurrence avec une Tesla Model X, une Mercedes EQC ou encore une Jaguar I-Pace. Mais comme vous le savez (syndrome X6 et GLE Coupé), le SUV un peu raboté est encore plus à la mode. C’est ce qu’a fait Audi pour cette déclinaison, le Sportback.

 

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
Côté carrosserie, la partie arrière se distingue donc par son hayon plus pentu, avec un toit plus bas de 13 mm. Mais que l’on se rassure, l’habitabilité n’est pas en reste  : à l’avant, rien ne change, tandis que pour les passagers arrière, la garde au toit est réduite de 20 mm, mais le véhicule est tellement généreux en espace que cela ne se voit pas. Idem pour le coffre, qui reste assez grand, avec un volume qui se réduit de 660 à 615 litres en configuration normale, et de 1725 à 1655 quand on replie les sièges  : autant dire qu’il y a de la place à bord de cette auto.

 

Et sous le capot ?
L’e-tron Sportback permet à Audi de faire passer quelques améliorations. En effet, les pertes par frottement au freinage (friction disque / plaquette) ont été optimisées, afin de ne pas gaspiller de l’énergie pour rien  ; de même, le train avant n’est pas couplé à la transmission en conditions normales (c’est donc une propulsion dans la plupart des cas, avec l’effet quattro qui fait intervenir le train avant quand c’est nécessaire). Enfin, si les batteries de la version 55 quattro offrent toujours 95 kWh en puissance nominale, la capacité réellement utilisable est passée de 84,7 à 86,5 kWh. Bref, la conjugaison de ces trois éléments fait grimper l’autonomie, donnée pour plus de 440 kilomètres en cycle WLTP, puisque la ligne un peu plus élancée de la Sportback permet de grapiller encore un peu, par le biais d’un aérodynamisme plus soigné. Par ailleurs, l’offre s’étend  : outre la version 55 quattro (408 ch), Audi propose une 50 quattro d’accès (313 ch et 71 kWh de batteries), avec un tarif qui démarre à 74.900 €.

 

Et au volant, ça donne quoi ?
C’est toujours autant un cocon  : les excellents sièges, l’ergonomie impeccable, la finition parfaite, l’équipement pléthorique, les écrans tactiles à fonction haptique, les rétroviseurs confiés à des caméras qui renvoient l’image à l’angle des contreportes (elles offrent une restitution remarquable, encore plus la nuit et dans les tunnels, mais demandent un peu d’habitude lors des manœuvres – par contre, ils font gagner 3 kilomètres d’autonomie grâce à leur meilleure pénétration dans l’air), le silence de la motorisation électrique, tout ceci concourt à un réel sentiment de bien-être. Comme dans toute auto électrique performante, on peut être collé au siège à la moindre accélération, mais, au-delà des capacités de reprises qui font qu’on survole le trafic sans aucune difficulté, on a plutôt tendance à vouloir profiter de l’aspect «  cocon  » de cette e-tron Sportback. Les amateurs de sensations de conduite épicée iront plutôt vers la Jaguar I-Pace.

 

Bref, même si la tenue de route est impériale, l’e-tron se laisse mener en douceur, c’est ce qu’elle préfère. Pour la conduite dynamique, voir la version S, qui débarque d’ici peu avec 530 chevaux et un châssis revu pour plus de motricité  ! Côté autonomie, en hiver, avec du temps froid, de la pluie, donc le chauffage et la radio, on est plutôt sur 300 kilomètres d’autonomie en usage mixte… et assez calme. Par contre, elle accepte des recharges rapides en 150 kW, de quoi récupérer  80 % de la batterie en à peine plus de 30 minutes.

 

Son point fort ?
C’est évidemment l’alliance subtile entre une vraie prestance sur la route et une douceur de conduite de premier plan, si l’on intègre bien les subtilités qui permettent d’optimiser l’autonomie d’un engin électrique. Avec cet e-tron Sportback, aller au bureau n’a jamais été aussi relaxant  !

Le verdict de Stuff 
Pour un supplément de 2.300 € par rapport à l’e-tron standard, la version Sportback apporte un supplément de style et d’efficience. Pourquoi ne pas se laisser tenter ?

 

Les chiffres clé 
Moteur électrique synchrone à aimants permanents
Puissance  : 408 ch
Couple  : 664 Nm
Boîte de vitesse  : 1 rapport fixe
Poids  : 2550 kilos
Vitesse maxi  : 200 km/h
0 à 100 km/h  : 5,7 secondes
Conso officielle / de l’essai  : de 21 à 26 kWh/100 / 34,5 kWh/100
Prix  : gamme e-tron 50 quattro à partir de 74.990 €, modèle d’essai 55 quattro Avus Extended à partir de de 110.600 €

 

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