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    Essai – Audi RS3, la supercar pour tous 

    On le sait, la fiscalité automobile française est peu conciliante avec les autos thermiques un peu performantes, par le biais d’un malus assassin et confiscatoire. Dans ce contexte, louons Audi de continuer à nous proposer, contre vent et marées, des autos de la trempe de la RS3, qui fait bien figure de supercar pour tous ! Par Philippe Guillaume

    C’est quoi ?
    Déjà, c’est un énorme succès pour Audi  ! Depuis 1996, l’A3 s’est imposée comme une auto à la fois chic et polyvalente, se positionnement un peu au-dessus, en gamme, de la VW Golf, concurrente et cousine avec laquelle elle partage souvent de nombreux éléments techniques. Depuis son lancement, l’Audi A3 a connu quatre générations différentes et celle qui nous préoccupe constitue la phase 2 de cette quatrième génération. Audi a pris soin de conserver les déclinaisons sportives, les S3 et RS3, et l’on ne peut que les en féliciter. Car la RS3 dispose toujours d’un 5 cylindres turbo dont les origines remontent aux Quattro de rallye des années 80. Une motorisation atypique et attachante.

    Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
    En général, les évolutions de mi-carrière sont un peu timides. Disons que l’on n’est pas dans la révolution ici, avec un travail qui porte sur la face avant avec une nouvelle calandre et des optiques redessinées, ainsi qu’un nouveau diffuseur à l’arrière. A l’intérieur, on note un nouveau volant, tandis que les sièges sport peuvent être remplacés par des baquets en carbone. Enfin, le sulfureux 5 cylindres reste à 400 chevaux, mais la partie technique du châssis évolue pour une meilleure exploitation de la puissance.

    Et sous le capot, donc ?
    Au fil de sa carrière, le fameux 5 cylindres turbo, dont la signature auditive est exceptionnelle et unique, a respectivement développé 320, 367 puis 400 chevaux. Il en est à ce niveau depuis quelques années, ce qui est déjà bien suffisant (avec un 0 à 100 km/h couvert en 3,8 secondes, grâce à la motricité exceptionnelle de la transmission quattro, on est quasiment dans des performances de supercar  !), son agrément est délicieux et sa sonorité donne la chair de poule. Ce qui a évolué, récemment, c’est toute la partie technique qui permet d’exploiter cette puissance. Pour ne pas donner la migraine à ceux d’entre-vous qui n’auraient pas de formation d’ingénieur automobile, disons que l’électronique est à votre service, avec une meilleure interaction entre la suspension pilotée, la gestion du différentiel arrière actif (le système peut répartir différemment la puissance entre la roue droite ou gauche à l’arrière, pour une meilleure motricité) et les aides électroniques. La RS3 se veut ainsi plus efficace que jamais.

    Et au volant, ça donne quoi ?
    En bonne Audi, on va commencer par des louanges  ! Position de conduite impeccable, équipement de haut niveau, bonne sono pour les longs trajets dans lesquels elle se révélera une routière remarquable, confortable, excellent niveau de finition, sièges parfaits. Bref, on est bien, aidé par une instrumentation complète à l’ergonomie remarquable. Comme à son habitude, la RS3 dévoile une double personnalité  : cette auto compacte, à la boîte de vitesse douce, sait se montrer parfaitement fréquentable au quotidien. Sous 2500 tr/min, le cinq cylindres turbo montre patte de velours et la boîte égrène les rapports en douceur. Au-dessus  ? Là, on découvre ce que les mots «  allonge  » et «  poussée  » veulent dire  : l’engin se téléporte, l’horizon se rétrécit, et le 5 cylindres s’éclaircit la voix dans des tonalités uniques et, pour tout dire, fortement addictives. Côté tenue de route, c’est un rail, et les freins sont impressionnants d’efficacité.

    Son point fort ?
    C’est une forme de polyvalence rarement atteinte dans le monde automobile. En balade, elle est prévenante avec la famille, en tout confort et elle est frugale, avec ça, puisque l’on peut se contenter d’une consommation de 8 l/100 sur route. En mode «  sport  », elle dérive de l’arrière au lâcher de pied en entrée de courbe, avant d’en sortir en avalant le bitume grâce à ses quatre roues motrices. Les évolutions techniques du châssis satisferont les plus pointus des pistards. Et le mode drift est rigolo.

    Le verdict de Stuff 
    Malgré un malus assassin, ceux qui pourront s’offrir cette auto aussi efficace qu’attachante vivront bien des moments intenses de plaisir au volant, que ce soit dans la Sportback à 5 portes ou dans la berline à 4 portes. Merci Audi !

    Audi RS 3 Sportback

    Les chiffres clé 
    Moteur  : 5 cylindres en ligne, turbo
    Cylindrée  : 2480 cm3
    Puissance  : 400 ch à 5600 tr/mn
    Couple  : 500 Nm à 2250 tr/mn
    Boîte de vitesse  : automatique à double embrayage, 7 rapports
    Poids  : 1640 kilos
    Vitesse maxi  : 250 km/h
    0 à 100 km/h  : 3,8 secondes
    Conso officielle / de l’essai  : 9,0 l/100 / 9,5 l/100
    Prix  : gamme RS3 à partir de 75600 €.

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