De Rolex à Omega, nous passons en revue les cinq garde-temps qui ont habillé le poignet de Bond, devenant des icônes de style, de précision et d’espionnage.
Les montres font partie intégrante de l’univers de James Bond, au même titre que ses voitures, ses gadgets et ses répliques cinglantes. Depuis que son nom a jailli de la machine à écrire d’Ian Fleming, une attention particulière a été portée à ce que Bond porte au poignet — et, plus tard, la “Section Q” s’est assurée que ses montres puissent aussi faire détoner des explosifs ou imprimer des messages secrets.
Mais laquelle est la meilleure ? L’exercice s’apparente au classement de ses meilleures voitures (ou de ses meilleurs téléphones) : chacun a son propre avis. Nous aurions pu remplir cette liste exclusivement d’Omega de l’ère Daniel Craig, ou nous extasier sur les pièces les plus insolites des archives de Q. Au lieu de cela, nous avons choisi une voie médiane, célébrant un mélange des goûts horlogers éclectiques et intemporels de Bond.
Rolex Submariner 6538 ‘Big Crown’ (James Bond 007 contre Dr No, 1962)
Pour sa première apparition sur grand écran, James Bond portait une Rolex Submariner, référence 6538, connue sous le nom de “Big Crown” (Grosse Couronne). C’est une montre de plongée assez classique, dotée d’un cadran noir et d’une lunette assortie avec un triangle rouge à 12 heures — et sans aucun gadget de la part de Q. Ceux-là sont arrivés plus tard.
Fabriquée en acier inoxydable robuste et étanche à 200 mètres, c’est la montre parfaite pour 007 — sauf que, pour des raisons inconnues, Bond l’associe à un bracelet en cuir avant d’aller nager. Nous ne vous recommandons pas de faire de même, à moins que vous ne puissiez, vous aussi, la rapporter facilement à Q pour un remplacement. La prochaine fois, gardez peut-être le bracelet en acier, James.

Hamilton Pulsar P2 2900 (Vivre et laisser mourir, 1973)
Nous pourrions nous attarder sur les diverses Rolex de Bond avant de passer à Omega, mais prenons plutôt un délicieux détour numérique via la Hamilton Pulsar P2 2900. Cette montre numérique à affichage LED a brillé au poignet de Bond dans Vivre et laisser mourir, où elle passait probablement pour un outil d’espionnage à la pointe de la technologie.
À deux reprises durant le film, nous avons droit à un gros plan de Roger Moore démontrant que l’heure n’apparaît qu’en pressant un bouton, ce qui illumine l’écran LED. Contrairement aux montres numériques ultérieures, la Pulsar P2 était un garde-temps simple, n’affichant que les heures et les minutes, sans date, chronomètre ou autre complication.
Hamilton a relancé la P2 à deux reprises : d’abord avec la Pulsomatic en 2010 (insolite par son mouvement automatique couplé à un écran LCD), puis avec la PSR, quasi identique à l’originale, sortie en 2020 et toujours disponible aujourd’hui.

Seiko 0674 5009 Quartz LC (L’Espion qui m’aimait, 1977)
Autant nous aimons les Omega contemporaines de Bond, autant on ne peut pas se tromper avec un peu de technologie kitsch de l’ère Roger Moore. Un moment fort pour nous est la Seiko 0674 5009 Quartz LC du film L’Espion qui m’aimait (1977).
Portée tout au long du film, cette Seiko est une montre numérique typique de l’époque, mais avec des améliorations redoutables signées Q. La plus notable permet à Bond de recevoir un message du siège du MI5, embossé sur une bande de plastique semblant être imprimée par la montre elle-même. « 007 doit se présenter au QG », indiquait le message surgissant du haut du boîtier.
Personne n’a pensé à afficher le message directement sur l’écran numérique ? Non, nous sommes dans le Bond des années 70 : plus le gadget est improbable, mieux c’est.

Omega Seamaster 300M Quartz (Goldeneye, 1995)
Faisons un bond dans l’ère Omega, en commençant par la première Seamaster de James Bond. Fait inhabituel, le modèle exact porté par Bond (et par 006, joué par Sean Bean) fonctionne avec une pile (Quartz) et n’est pas une automatique mécanique.
Ce manque de noblesse mécanique est compensé par les gadgets. L’Omega de Bond est équipée d’un laser, dissimulé dans la bille luminescente de la lunette, capable de découper le plancher en acier d’un train blindé. La valve d’échappement à hélium est également mise à contribution, détournée en bouton pour faire détoner une bombe à distance.
À cette étape, nous sommes pleinement dans l’ère du placement de produit, et l’Omega bénéficie de plusieurs gros plans insistants tout au long du film.

Omega Seamaster 300 Édition 007 210.90 (Mourir peut attendre, 2021)
Enfin, la montre la plus récente de James Bond est aussi l’une de nos préférées. Vedette de la dernière apparition de Daniel Craig dans Mourir peut attendre, cette Seamaster Diver 300M est une variante en titane de 42 mm, montée sur un bracelet milanais en maille de titane avec boucle réglable. Apparemment un modèle standard du MI5, la montre est également portée par l’autre agent 007 du film, Nomi.
Le cadran brun foncé se marie magnifiquement avec des index de couleur crème, donnant à la montre une esthétique vintage “patinée”. Cet aspect est renforcé par le verre saphir bombé. Daniel Craig, ambassadeur de la marque Omega, a participé à la conception de cette pièce, suggérant qu’elle soit légère et dotée de touches rétro pour se démarquer du reste de la collection Seamaster.
La section Q a ajouté une fonction EMP (impulsion électromagnétique) à la montre de Bond, conçue pour neutraliser les circuits électroniques environnants en soulevant, puis en tournant ou pressant la valve d’échappement à hélium.

