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    Essai – Hyundai Ioniq 9, en majesté !

    Avec la sympathique Inster, la convaincante Ioniq 5, l’effilée Ioniq 6, bientôt la polyvalente Ioniq 3, la marque Hyundai propose déjà une offre électrique étendue et qui répond quasiment à tous les besoins. Néanmoins, la Ioniq 9, un majestueux SUV, chapeaute la gamme avec un brio absolument remarquable. Par Philippe Guillaume

    C’est quoi ?
    Quelques chiffres, pour commencer  : 5,06 m de long, 1,98 m de large, voici le Hyundai Ioniq 9. Évidemment, il sera un peu à l’étroit dans les ruelles de l’hypercentre parisien où, d’ailleurs, il ne sera pas le bienvenu. Il a plutôt été conçu pour le marché américain, mais réjouissons-nous de pouvoir en disposer car les familles nombreuses, qui ont du mal à s’installer sur un vélo-cargo, pourront bénéficier d’un espace à bord assez remarquable. On note par ailleurs que le monde des grands SUV électriques ne cesse d’accueillir de nouveaux entrants. Le Ioniq 9 est sur ce créneau  : nous sommes en présence d’un engin statutaire et spacieux, puissant, bien équipé, magistralement fini !

    Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
    Tout, même si, chez Hyundai, on a l’esprit de famille  : ainsi, le Ioniq 9 a des similitudes techniques avec le Kia EV9, dont on vous a déjà parlé ici. Si le Kia est un peu moins volumineux (5,01 m de long), sa plateforme et son ergonomie intérieure sont proches. Après, question capacité de batteries et puissance des moteurs, le Hyundai se veut un peu plus haut en gamme, tout en ayant sa propre identité visuelle, assez spectaculaire, notamment vu de trois-quart arrière, avec un éclairage à LEDs en «  U  » inversé, qui passe sur le haut du coffre. Intéressant  !

    Et sous le capot ?
    Du 100 % électrique, bien sûr. Trois niveaux de puissance sont au programme  : 218 ch, et, en quatre roues motrices, 307 ou 428 chevaux grâce à deux moteurs (notre version d’essai). Évidemment, avec de tels écarts de puissance, elles ne proposent pas le même niveau d’agrément sur la route, d’autant que l’auto est quand même assez lourde. Ainsi, respectivement, elles couvrent le 0 à 100 km/h en 9,4, 6,7 ou 5,2 secondes. De quoi être collé au siège, ou tout simplement, suivre le trafic  ! La vitesse de pointe n’entre pas dans le même écart  : elle varie de 190 à 200 km/h, ce qui reste anecdotique, de toute façon. Et dans les trois cas, la batterie est assez gigantesque  : 110 kWh, avec une capacité de recharge, grâce à un câblage en 800 V, elle accepte plus de 230 kW en recharge rapide et se branche sans aucun problème sur des bornes de 350 kW.

    Et au volant, ça donne quoi ?
    Nous avons eu la chance de découvrir la Ioniq 9 en version haut de gamme appelée Calligraphy (clin d’œil subliminal aux versions Autobiography chez Range Rover, probablement). Quoi qu’il en soit, l’appellation est justifiée, car dès que l’on ouvre la porte, c’est le choc devant l’excellence de la finition et la qualité des matériaux, qui n’a rien à envier au meilleur du premium allemand  ; on loue la qualité des cuirs, de l’aluminium, des assemblages. Ensuite, l’espace à bord est gigantesque, encore plus dans la version qui dispose de deux fauteuils individuels au second rang, qui sont pivotants, de surcroît. Le coffre peut atteindre jusque 2494 litres et cette auto se destine avant tout à ceux qui aiment être à l’aise aux entournures, ce qui n’est pas un défaut, bien au contraire. En tous cas, c’est indubitablement une sensation haut de gamme qui prédomine lorsque l’on est à bord. La Ioniq 9 est également très techno  : fonction V2L, stationnement opérable à distance via commande keyless, rétroviseurs par caméra, 6 ports USB à l’intérieur, boîte à gants avec désinfection par UV-C, sans compter le reste, volant et sièges chauffants ou ventilés, sièges massants, excellente sono, et on en passe. Bref, le positionnement haut de gamme de l’auto ne fait aucun doute. L’ergonomie de tout le système d’info-divertissement est plutôt bonne.
    Une fois en route, on retrouve bien entendu la douceur et la sérénité propres aux autos électriques. Avec les 428 ch et 700 Nm, et malgré les plus de 2,6 tonnes de l’auto, les performances sont au rendez-vous, avec des reprises instantanées, ce qui permet une vraie aisance sur la route. En ville, le gabarit de l’auto est conséquent, mais elle se manie néanmoins du bout des doigts  ; tout juste regrette-t-on quelques trépidations de suspensions sur les petites irrégularités (le poids et les grandes roues n’aident pas, car ensuite, sur la route, la suspension amortit plutôt bien). Sur la route, la Ioniq 9 démontre une réelle aisance à avaler des kilomètres, faisant valoir une impressionnante maîtrise des bruits de roulements, un excellent confort de sièges. Bref, une auto à vivre  ; sur un essai réalisé par un temps frais, j’ai consommé 25 kWh en moyenne, soit une autonomie un peu supérieure à 420 km, au lieu des 600 annoncés. Rien d’étonnant…

    Son point fort ?
    C’est l’alliance entre le style, l’équipement, la finition, l’espace, le confort, les performances et l’efficience. Pas mal, non  ? On pourra le comparer à un Volvo EX90, quasiment au même prix, mais également à un Mercedes EQS SUV, dont le tarif démarre à partir de 150000 €…

    Les chiffres clé 
    Moteur électrique x 2
    Puissance  : 428 ch
    Couple  : 700 Nm
    Boîte de vitesse  : continue
    Poids  : 2689 kilos
    Vitesse maxi  : 200 km/h
    0 à 100 km/h  : 5,2 secondes
    Conso officielle / de l’essai  : 20,6 kWh/100 / 25 kWh/100
    Prix  : gamme Hyundai Ioniq 9 à partir de 69900 €, version essayée HTRAC Performance Calligraphy à partir de 86900 €

    Le verdict de Stuff 
    Avec le Ioniq 9, Hyundai signe de manière spectaculaire sa montée en gamme. L’auto en impose, mais elle se révèle extrêmement plaisante à conduire. Et cet intérieur, quelle classe  !

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