Ces oreillettes élégantes ne lésinent ni sur les basses ni sur l’autonomie.
Les écouteurs sans fil ouverts ont la cote en ce moment. Ce qui était au départ un marché de niche destiné aux sportifs est devenu grand public, notamment grâce à leur design tendance avec clip. Huawei a été la première marque à me convaincre d’en porter, et elle revient aujourd’hui avec une suite.
Les FreeClip 2 reprennent les caractéristiques des Huawei FreeClip originaux avec un design plus épuré, une meilleure autonomie et un son amélioré, tandis que la plupart de leurs concurrents en sont encore à leurs balbutiements. Et même si des géants comme Bose et JBL sont désormais présents sur le marché, les FreeClip 2 ont un prix attractif.

Design et finition : un look unique
Comparé à des écouteurs intra-auriculaires classiques, le FreeClip 2 a un look presque extraterrestre. Chaque oreillette en forme de C est composée de deux parties bulbeuses reliées par un pont fin et flexible ; une partie se place sur le pavillon de l’oreille et l’autre derrière le lobe. Ce pont en forme de C imite encore mieux une petite boucle d’oreille que le premier EarClip, et toujours sans perçage. C’est un style, c’est certain – un style qu’un père de famille d’une trentaine d’années ne pourrait pas assumer, pour être honnête. Notre modèle de test noir dégageait une allure que je n’avais pas cherché à adopter depuis l’adolescence.
C’était déjà le cas du premier FreeClip, mais Huawei a ici miniaturisé tous les éléments. Les oreillettes pèsent environ 9 % de moins et sont 11 % plus petites. Le pont en C est également fabriqué en silicone liquide hypoallergénique, 25 % plus doux, ce qui réduit considérablement la pression exercée sur les oreilles. Cela devrait permettre de les adapter à un plus grand nombre de tailles d’oreilles. Nous n’avons absolument rien à redire sur le confort : les FreeClip 2 étaient si confortables que je pouvais les garder toute la journée. Ils sont restés en place même pendant mes séances de sport, et grâce à leur résistance à l’eau IP57 améliorée, il n’y a pas eu à craindre les averses.
Le boîtier de charge a été encore allégé : il est nettement plus petit et plus étroit que le boîtier en forme de galet des FreeClip d’origine. Il est toujours doté d’un couvercle magnétique à clapet qui permet de sortir les écouteurs en un clin d’œil, et il n’est plus nécessaire de les remettre de chaque côté.

Fonctionnalités et autonomie : le toucher au rendez-vous
De plus, peu importe quel écouteur est placé dans quelle oreille ; les écouteurs détectent le sens dans lequel vous les portez et ajustent les canaux stéréo en conséquence. Ce système s’est avéré quasiment irréprochable lors de mes tests, et a réagi instantanément lorsque l’on a tenté de les intervertir discrètement. Les commandes tactiles sont restées inchangées d’une génération à l’autre : il n’y a toujours pas d’interaction par simple pression ; seules les doubles et triples pressions permettent de contrôler la lecture. On apprécie toutefois le fait qu’elles soient accessibles partout sur les écouteurs, et pas seulement sur une petite zone. Les commandes de volume par glissement sont un peu plus délicates, car elles sont limitées à la partie située derrière l’oreille.
Les écouteurs peuvent également détecter les mouvements de la tête, comme hocher la tête pour répondre aux appels, bien que cette fonction soit désactivée par défaut. Il vous faudra installer l’application compagnon Huawei Audio Connect, qui remplace l’ancien logiciel AI Life utilisé par les anciens appareils audio de la marque. Les applications Huawei ne sont toujours pas disponibles sur le Google Play Store, mais la marque a conclu des accords avec Xiaomi, Oppo et Samsung pour qu’elles soient présentes sur leurs plateformes respectives. Les utilisateurs d’Apple les trouveront facilement sur l’App Store d’iOS. Nous avons dû suivre un lien via un code QR et installer manuellement le fichier APK sur un Google Pixel, une étape supplémentaire qui pourrait dérouter les utilisateurs moins à l’aise avec la technologie.

L’application vaut vraiment le coup : elle permet de passer facilement d’un appareil à l’autre (le FreeClip 2 prend en charge deux connexions simultanées grâce à la fonction Multipoint), d’activer ou de désactiver la détection de port, de faire sonner les écouteurs pour les retrouver et d’activer le volume adaptatif. Ce dernier ajuste le volume de la musique en fonction du niveau sonore ambiant, ce qui peut s’avérer utile dans les environnements bruyants, car l’isolation passive est inexistante. En plus du réglage par défaut, trois préréglages d’égalisation sont disponibles. Les modes « Amplification des aigus » et « Voix » sont explicites, tandis que le mode « Élévation » accentue les médiums et les basses, sans pour autant rendre les basses brouillées. Un égaliseur personnalisé à 10 bandes permet également de créer jusqu’à trois profils personnalisés.
Lors de nos tests, l’autonomie des écouteurs a presque atteint les neuf heures annoncées par Huawei, surpassant ainsi l’ancien modèle d’environ une heure et donnant l’avantage à des concurrents comme le Nothing Ear Open. Une fois le boîtier complètement chargé, vous bénéficiez de près de quarante heures d’écoute avant de devoir le recharger, soit via USB-C, soit sans fil sur un socle de chargement compatible. J’ai également apprécié le fait qu’une charge de dix minutes suffise pour trois heures d’écoute supplémentaires.

Qualité sonore : un son qui s’affine
Les basses étaient autrefois le point faible des écouteurs intra-auriculaires ouverts, mais elles ont fait d’énormes progrès en un temps record. Les transducteurs dynamiques à double diaphragme des FreeClip 2 préservent une quantité surprenante de basses, évitant ainsi aux morceaux de test un son trop faible ou creux. C’était même vrai à des volumes modérés, parfaits pour rester attentif à son environnement en public. Les infrabasses, c’est une autre histoire : le morceau « Mercy Killing » de Pendulum manque de puissance, même par rapport à de simples intra-auriculaires. Elles surpassent cependant « Nothing Ear Open », tout en offrant une tonalité plus chaleureuse et un volume sonore plus important. On constate des améliorations notables par rapport à la première génération de FreeClip. Les aigus et les hauts médiums ne sont ni agressifs ni criards, même sur l’électro sombre et complexe de « If I Let Him In » de Black Wing. La clarté des voix était un point fort, tout comme l’agréable sensation d’espace, caractéristique des écouteurs ouverts.
Le positionnement est crucial : il arrivait d’avoir un son plus équilibré d’un côté, l’autre étant légèrement excentré. De plus, il n’y a pas de réduction de bruit (l’annulation étant quasiment impossible avec ce type d’écouteurs). Shokz a démontré l’efficacité d’une réduction de bruit active, même partielle, sur l’OpenFit Pro, alors qu’avec ces écouteurs, le son pouvait être couvert par l’environnement s’il était particulièrement fort. En revanche, on pouvait converser (musique en pause) sans retirer les écouteurs, les conduits auditifs restant parfaitement dégagés.

Verdict Huawei FreeClip 2
Maintenant que Huawei n’est plus le seul acteur du marché, les FreeClip 2 ont dû redoubler d’efforts pour se démarquer. Leur format plus compact et leur autonomie accrue sont toutefois de sérieux atouts. Très confortables à porter, ils offrent une qualité sonore bien supérieure à ce que j’attendais d’écouteurs ouverts. De plus, ils sont nettement moins chers que les Bose Ultra Open. La réduction de bruit active des Shokz OpenFit Pro, plus onéreux, représente un meilleur compromis, et même dans ce cas, on ne les choisirait pas pour voyager en avion. Huawei n’a rien fait pour changer cette idée d’écouteurs à utiliser comme « deuxième paire ». Cependant, si vous appréciez le style distinctif des écouteurs à clip et que l’installation de l’application pour smartphone ne vous dérange pas, les FreeClip 2 sont un excellent exemple d’écouteurs ouverts réussis.
