Nous avons porté l’Oura Ring 4 depuis plusieurs semaines : elle est incroyable pour le suivi du sommeil et des activités à faible intensité, mais elle n’est pas la meilleure amie des adeptes de la salle de sport.
Malgré de nombreux tests de bracelets et montres connectés au fil des ans, nous restons assez novice dans le monde des bagues intelligentes. Mais on imagine qu’il y a pire introduction à ce genre bourgeonnant que l’Oura Ring 4 — sans doute l’un des “gros bras” d’un secteur de plus en plus concurrentiel.
La concurrence est désormais nombreuse et accomplie : l’Ultrahuman Ring Air propose une gamme de finitions métalliques similaire, la Samsung Galaxy Ring frappe fort technologiquement, tandis que RingConn, l’Amazfit Helio Ring ou la Circular Ring 2 offrent des options un peu plus abordables.
Cependant, Oura reste l’originale — “Le Seigneur des Anneaux”, si l’on veut. Cette quatrième itération propose une autonomie renforcée, des capteurs plus précis et un design plus confortable dans une coque légèrement plus fine. Tout cela se traduit par des mesures vitales plus fiables et un port plus agréable grâce à des capteurs encastrés (affleurants) et un plus large choix de tailles.
Les prix débutent à 399 € et grimpent jusqu’à 549 € pour les toutes nouvelles versions en céramique. Hélas, il faut aussi s’acquitter d’un abonnement mensuel ou annuel (5,99 €/mois ou 69,99 €/an) après un mois d’essai gratuit. Étant donné le prix premium de la bague elle-même, c’est une pilule difficile à avaler.

Design de l’Oura Ring 4
Les changements physiques les plus importants se trouvent à l’intérieur. La multitude de capteurs est désormais conçue pour ne plus dépasser de la surface interne. Les propriétaires des générations précédentes se plaignaient que la bague devait être dans une position précise pour lire la fréquence cardiaque ou l’oxygène sanguin ; ce n’est plus aussi crucial aujourd’hui grâce au matériel mis à jour.
Il faut toujours utiliser son propre support de charge dédié, prévoyez donc de l’emporter si vous voyagez plus longtemps que l’autonomie annoncée de 8 jours (comptez plutôt 5 ou 6 jours en réalité).
Le choix de tailles est impressionnant, et Oura vous envoie gratuitement un kit de mesure. C’est indispensable : personne ne veut d’une bague flottante. Une fois la taille choisie, plusieurs finitions sont disponibles : de l’argent et l’or traditionnels aux noirs et cuivres plus subtils. Quoi qu’il en soit, l’objet reste relativement imposant, paraissant plus large à ma main que mon alliance, par exemple. Avec le recul, on ne choisirait pas l’option argent brillant, qui fait un peu “plastique”.
Fonctionnalités
L’Oura Ring 4 suit le sommeil, détecte automatiquement 40 activités sportives différentes et analyse la fréquence cardiaque tout au long de la journée. Dans l’application repensée, les utilisateurs reçoivent des scores sur 100 pour le sommeil, l’activité et la préparation (readiness), offrant un aperçu rapide de la qualité du repos et de la capacité à attaquer la journée.
En plus de surveiller la température corporelle et le rythme cardiaque, la bague agit comme un traqueur de sommeil fiable. Elle est bien moins encombrante qu’une montre pour dormir, ce qui est un argument de poids si le suivi du sommeil est votre priorité. Nous n’avons pas pu tester les fonctions de suivi du cycle menstruel, mais c’est une raison majeure pour laquelle la majorité des utilisateurs d’Oura sont désormais des femmes (59%).

Performances
Il faut des semaines pour qu’Oura dresse un tableau complet de votre santé. Un nouveau conseiller IA (AI Advisor) peut expliquer la signification des mesures. Vous pouvez lui demander comment mieux dormir, et il adaptera ses conseils selon vos données. Cependant, certains conseils restent génériques et il ne vous créera pas de programme d’entraînement spécifique.
Durant notre test, la bague a bien détecté automatiquement marches ou parties de ballon avec les enfants. En revanche, selon nous, l’Oura Ring 4 ne remplacera pas une montre de sport pour une raison simple : elle est difficile à porter à la salle de sport. Dès la première séance de musculation, des rayures sont apparues sur la surface et la bague nous a provoqué un inconfort considérable en s’enfonçant dans la main lors d’exercices de préhension. Si vous soulevez des barres lourdes, vous risquez d’endommager la technologie.
Nous avons également trouvé que les relevés de fréquence cardiaque étaient moins précis que ceux d’une montre Garmin ou d’une ceinture pectorale lors de séances sur tapis roulant, affichant souvent des chiffres bien inférieurs à la réalité.
L’application mobile
L’application Oura est une réussite : fluide, facile à configurer et à naviguer. Les analyses sur la “résilience”, l'”âge cardiovasculaire” et le “chronotype” (votre horloge biologique idéale) valent le détour. C’est là que la bague brille vraiment, en offrant des rappels doux pour ajuster votre routine quotidienne afin de réduire le stress ou d’améliorer votre humeur.
L’application s’intègre avec Strava, Headspace, ou encore Natural Cycles pour la santé féminine. On peut même prendre des photos de son repas pour que l’IA analyse les valeurs nutritionnelles et l’heure idéale pour dîner. Mais rappelons-le : le coût de l’abonnement pour accéder à ces services après l’achat initial reste douloureux.

Verdict
L’Oura Ring 4 est une bague intelligente très aboutie pour une vision holistique de la santé générale. Bien qu’elle manque de GPS, le comptage des pas est précis et le suivi du sommeil est sans doute meilleur que celui des systèmes au poignet.
C’est un outil difficile à mettre en défaut pour le bien-être quotidien, mais elle n’est pas adaptée aux performances athlétiques pures ou à la musculation intensive. Mais après tout, rien ne vous empêche de porter les deux, n’est-ce pas ?
Note : 4/5 L’une des bagues les plus accomplies du marché offre désormais encore plus via son application et un choix de finitions élégantes plus vaste.
