Essai – Lexus LC 500 Cabriolet, California Dream

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Non, Lexus ne fait pas que des autos hybrides – et maintenant électriques. La marque japonaise prétend défendre pour encore longtemps le plaisir de conduite «  à l’ancienne  », et elle le fait sublimement bien avec cette LC 500 Cabriolet à moteur V8. Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
Vous ne rêvez pas, ce n’est pas un concept car, tout juste bon à briller sous les feux des Salons de l’automobile (un peu disparus, ces derniers temps) et à peine bons à se déplacer sur la moquette. Cette auto est réelle, fonctionnelle, même si, dans la rue, au milieu de monospaces grisâtres, sa plastique arrête le temps. Ses proportions, aussi  : 4,77 m de long, 1,92 m de large, de gigantesques jantes chromées en 21 pouces, un train arrière bien rebondi, elle se distingue du tout-venant avec une réelle majesté  ! La capote s’ouvre en une petite quinzaine de secondes, même en roulant jusqu’à des vitesses inférieures à 50 km/h. La Lexus LC 500 Cabriolet est tout simplement exceptionnelle.

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
En réalité, c’est la version découvrable d’un coupé de haute lignée apparu il y a un peu plus de 3 ans, et à la ligne tout aussi travaillée. Fait intéressant, ce coupé était aussi disponible dans une version hybride, avec un moteur électrique accouplé à un V6 3.5, le tout offrant 354 chevaux, des consommations mesurées, et une véritable douceur de conduite. Sur notre cabriolet, cette motorisation ne sera pas disponible, laissant la place à un morceau de choix…

Et sous le capot ?
La LC 500 Cabriolet ne vient qu’avec une seule motorisation, un noble V8 de 5 litres développant 464 chevaux et 540 Nm de couple. Sur une auto aussi stylée, on aurait pu craindre une sonorité très étouffée, un peu comme sur des Mercedes 500. Eh bien pas du tout  : au démarrage, il gronde comme un muscle car américain, et, pied sur le frein et boîte de vitesse enclenchée, il glougloute comme un hors-bord Riva. De fait, l’immense plaisir de conduite délivré par cette auto démarre dès la première pression sur le bouton start. Ce V8 est accouplé à une boîte automatique à dix rapports avec palettes au volant.

Et au volant, ça donne quoi ?
Là encore, c’est fracture de la rétine assurée devant cet intérieur soigné, recouvert de cuir et travaillé dans ses moindres détails, que ce soit pour l’habillage des contre-portes, des placages du tableau de bord, du façonnage des sièges. Et encore, la fascination monte d’un cran si vous choisissez la finition Regatta, à l’inspiration des yachts de luxe, et qui fait contraster une carrosserie d’un bleu éclatant à un intérieur en cuir blanc, assorti aux tapis de sol blancs eux aussi  ! L’intérieur est de type 2+2, c’est-à-dire que les places arrière conviendront à de petits adolescents ou à des bagages, mais pas pour une longue virée à deux couples. La position de conduite est parfaite et contre toute attente, on se fait assez bien à son gabarit généreux  ; la seule critique vient alors du mode de sélection de l’info-divertissement, avec un track-pad old school et peu intuitif. La boîte automatique à 10 rapports permet une conduite toute en douceur et le couple du V8 la rend, bien évidemment, très à l’aise dans le trafic. Petite surprise : en mettant le mode «  sport  », la LC 500 se transforme et n’est plus le cabriolet indolent que l’on craignait. Montées en régime éclair, pétarades du V8, châssis tranchant, on peut vivre des moments sportifs à son volant, avec ce moteur à l’allonge absolument extraordinaire  ! Mais ce qu’elle préfère, évidemment, c’est le cruising, se contentant même d’une consommation raisonnable si l’on respecte les limitations, de l’ordre de 11 l/100 sur autoroute. Très raisonnable pour un V8.

Son point fort ?
Certes, on l’imagine plus en train de cruiser le long des côtes californiennes que dans un embouteillage sur le périphérique parisien. Mais sa facilité de conduite la rend docile en toutes circonstances, sa classe absolue vous fait oublier la grisaille et capotée comme décapotée, le plaisir de conduite est immense, même sans pousser le V8 dans ses derniers retranchements  ! Dans un monde automobile qui devient de plus en plus dépourvu d’âme, merci, Lexus, de nous faire encore de genre d’autos !

Le verdict de Stuff
Les amateurs de nobles mécaniques ne peuvent que s’enthousiasmer au volant de la conduite, tandis que les fans de style loueront l’audace et la justesse dans la démesure de ses lignes. Voici une auto qui fait du bien et qui montre que les ingénieurs Japonais savent aussi rester de vrais passionnés d’automobiles.

Les chiffres clé
Moteur : 8 cylindres en V
Cylindrée  : 4969 cm3
Puissance : 464 ch à 7100 tr/mn
Couple  : 540 Nm à 4800 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique, 10 rapports
Poids  : 2055 kilos
Vitesse maxi : 270 km/h
0 à 100 km/h : 4,7 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 11,7 l/100 / 13 l/100
Prix : à partir de 133.490 €

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