Essai – BMW 220i Coupé, plaisirs raisonnables

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Le récent salon de l’auto a encore mis l’accent sur la déferlante d’engins électriques. Pourtant, il est encore possible de se faire plaisir au volant d’un beau coupé, propulsion, tout en limitant son empreinte carbone. Vérification au volant de la BMW 220i Coupé. Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
La Série 2, chez BMW, c’est historique. Oh, désormais, la gamme englobe même des monospaces (pas dénués d’intérêt, par ailleurs, ces Active Tourer, bien qu’étant une traction avant), mais au début des années 70, rouler en Série 2, ça vous posait un homme – ou une femme – et sans même aller jusqu’à la sulfureuse 2002 Turbo. Une Série 2, c’était un coupé compact, stylé, et plutôt performant au regard de la production automobile d’ailleurs. Un demi-siècle plus tard, notre 220i Coupé fait figure de gardienne du temple  : ses dimensions compactes (4,54 m de long), son allure râblée et son architecture de propulsion la destinent à ceux qui privilégient encore le plaisir de conduire.

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
Son récent restyling en fait un coupé aux formes expressives  : hanches rebondies, calandre agressive, formes sculptées, le tout mis en avant par une signature visuelle particulièrement soignée. A l’intérieur, la 220i Coupé bénéficie de la dernière génération de tableau de bord digital et d’info-divertissement propre à la marque.

Et sous le capot ?
Il y en a pour tous les goûts  ! Sans même évoquer la diabolique M2 et ses 460 chevaux, qui arrivera l’année prochaine, la gamme est pour l’instant chapeautée par la M240i, forte de 374 chevaux, délivrés par un six-cylindre en ligne tout en noblesse. Plus accessible est la 220d, avec son quatre-cylindres Diesel de 190 chevaux. Et en essence, la Série 2 Coupé existe également en 218i (3 cylindres, 1.5, 156 ch) ou, comme notre modèle d’essai, en 220i (quatre cylindres, 184 ch), qui semble être un bon compromis entre les performances et la sobriété (7,5 secondes de 0 à 100 km/h et une conso officielle mixte de 6,5 l/100). Certains marchés (mais pas le nôtre) ont droit à une 230i (4 cylindres 2.0, 245 ch).

Et au volant, ça donne quoi ?
Plein de bonnes choses  ! Ça commence déjà par l’installation à bord avec, comme toujours chez BMW, une ergonomie impeccable et une position de conduite aux petits oignons. L’on se sent immédiatement bien à bord de cette auto, et la combinaison cuir marron / peinture noire de mon modèle d’essai lui conférait une touche de classe bienvenue. Ensuite, un autre sourire s’affiche au premier virage  : on a beau dire, une direction précise qui n’a pour fonction que de faire tourner l’auto, les roues arrières étant chargées de la motricité, ça vous permet de faire corps avec l’auto et de ressentir des sensations que l’on a tendance à oublier, sous la déferlante de SUV électriques de plus de 2 tonnes  ! Cette 220i qui obéie au doigt et à l’œil est agréable à mener, d’autant que le confort de suspensions est parfaitement conciliant. S’il ne déborde pas de caractère, le 4 cylindres 2.0 se marie parfaitement bien avec la boîte automatique à 8 rapports, capable de passer de la douceur au dynamisme en un instant. Les longs trajets ne sont qu’une formalité, entre le silence à bord et le confort des sièges et des suspensions, bien supérieurs à ce que l’allure de coupé sportif n’aurait laissé présager. Les deux places arrières conviendront plus à des ados qu’à des adultes, tandis que le volume du coffre est très correct – et que le dossier des sièges sont rabattables  ; cette 220i Coupé sait aussi rendre bien des services au quotidien. Dernier bon point  : en roulant de manière raisonnable, la consommation s’en tient aux environs de 6,5 l/100  : on peut donc rouler avec style sans éclater son portefeuille à la pompe, et cela confirme une nouvelle fois les grandes qualités de motoriste de BMW.

Son point fort ?
Elle a une vraie gueule, mais elle est séduit surtout par sa douceur de conduite au quotidien, sa sobriété, et le plaisir d’une vraie propulsion dès qu’arrivent une série de virages.

Le verdict de Stuff 
Si BMW s’électrifie à grande vitesse, la marque munichoise n’oublie pas ses fondamentaux. Cette 220i offre des plaisirs raisonnables, même si le coup de folie d’une M240i Coupé, voire d’une M2 se justifie, tant que ces autos sont encore disponibles pour le plus grand plaisir des petrolheads.

Les chiffres clé 
Moteur  : 4 cylindres en ligne, turbo
Cylindrée  : 1998 cm3
Puissance  : 184 ch à 5000 tr/mn
Couple  : 300 Nm à 1350 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique, 8 rapports
Poids : 1520 kilos
Vitesse maxi : 236 km/h
0 à 100 km/h : 7,5 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 6,5 l/100 / 6,7/100
Prix : gamme BMW Série 2 Coupé à partir de 40850 €

 

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