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    Dyson R2 Nurovi Wash+Dry : Dyson sort les triangles pour faire le ménage au carré !

    À 849 €, le Dyson R2 Nurovi Wash+Dry n’a pas l’intention de faire de la figuration dans votre salon. Avec ses étonnantes serpillières triangulaires, ses 21 000 Pa d’aspiration et sa station de nettoyage sans sac, le constructeur britannique entend remettre un peu de géométrie dans nos corvées ménagères. Une approche originale qui pourrait bien changer la manière dont les robots s’attaquent aux coins et aux bordures. Mais Dyson a-t-il enfin trouvé la formule gagnante ?

    Dyson et les aspirateurs, c’est une histoire d’amour qui dure depuis des décennies. Mais sur le marché des robots autonomes, le constructeur britannique a parfois eu du mal à imposer son savoir-faire. Le 360 Vis Nav, notamment, avait laissé un souvenir mitigé avec son prix élevé et une navigation perfectible. Face à des spécialistes comme Roborock, Dreame ou Ecovacs, Dyson devait donc revoir sa copie. C’est précisément l’ambition de sa nouvelle gamme Nurovi, composée de trois modèles : le R1 Dry, consacré à l’aspiration, le R2 Wash+Dry qui ajoute le lavage, et le R3 Spot+Scrub UV, équipé d’un système de détection des taches par ultraviolet.

    Le R2 occupe donc une place stratégique dans cette nouvelle famille. Et sa principale originalité ne saute pas immédiatement aux yeux. Pour la découvrir, il faut retourner le robot. Là où la plupart de ses concurrents utilisent deux serpillières circulaires, Dyson a installé une paire de patins triangulaires aux côtés arrondis. Leur forme s’inspire du triangle de Reuleaux, une curiosité géométrique dont la largeur reste constante, quelle que soit son orientation. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, ces deux patins effectuent des mouvements excentriques coordonnés afin de couvrir une surface de lavage presque rectangulaire, sans laisser d’espace non nettoyé entre eux.

    L’idée est particulièrement astucieuse. Les serpillières rondes ont beau tourner rapidement, elles ne sont pas toujours très efficaces dans les angles. Avec ses triangles, Dyson cherche à atteindre les zones habituellement délaissées. L’un des patins peut même se déporter latéralement pour longer les plinthes. Une solution ingénieuse qui pourrait faire la différence dans les cuisines et les pièces aux nombreux recoins. Reste évidemment à vérifier si ces triangles sont aussi convaincants face aux taches incrustées qu’ils le sont sur le papier.

    Autre particularité, le R2 utilise de l’eau chauffée à 75 °C pour améliorer le lavage. Petite précision importante : l’eau est chauffée dans la station d’accueil et non directement à bord du robot, afin de préserver son autonomie. Lorsqu’elle refroidit trop, l’appareil peut retourner à sa base pour refaire le plein d’eau chaude. Une stratégie intéressante pour s’attaquer aux traces grasses et aux saletés séchées, même si ces allers-retours risquent de rallonger certaines sessions.

    Côté aspiration, Dyson n’a pas lésiné sur les moyens. Le R2 revendique une puissance maximale de 21 000 Pa, mais c’est surtout son système Twin-capture qui retient l’attention. Contrairement à une architecture traditionnelle où une seule ouverture doit récupérer tous les déchets, le Dyson sépare le travail en deux. Une première zone, équipée d’une brosse rotative, entraîne mécaniquement les miettes, les cheveux et les débris volumineux. Une seconde entrée, plus étroite et proche du sol, concentre le flux d’air pour capturer les poussières fines.

    Une approche intelligente qui évite de tout miser sur la puissance brute. Car dans l’univers des aspirateurs robots, les chiffres impressionnants ne garantissent pas toujours les meilleurs résultats. Le Nurovi dispose également d’un capteur piézoélectrique capable d’analyser la quantité et la taille des particules rencontrées. En mode automatique, il ajuste sa puissance en fonction de la saleté et du type de sol. De quoi limiter la consommation d’énergie lorsque la situation ne nécessite pas de mobiliser toute la puissance disponible.

    La navigation repose sur un système LiDAR haute vitesse associé à plusieurs capteurs. Le robot peut ainsi cartographier son environnement, contourner les obstacles et organiser ses déplacements. Dyson annonce également une capacité de franchissement de seuils atteignant 4 cm, une caractéristique appréciable dans les logements comportant plusieurs revêtements ou des passages de porte surélevés. Reste à voir comment il se comporte face aux câbles oubliés, aux petits objets et aux pieds de chaises, autant de situations qui distinguent un bon robot d’un excellent.

    Les propriétaires d’animaux domestiques devraient également trouver leur bonheur. Le R2 possède une brosse principale anti-enchevêtrement destinée à limiter l’accumulation des cheveux et des poils autour du rouleau. Des balais latéraux extensibles viennent compléter le dispositif pour récupérer les poussières près des murs et dans les endroits difficiles d’accès.

    Mais l’une des meilleures idées de Dyson se trouve peut-être dans sa station d’accueil. Alors que de nombreux concurrents utilisent des sacs jetables pour récupérer la poussière, le constructeur britannique a choisi de rester fidèle à sa technologie cyclonique. Huit cyclones assurent la séparation des déchets, qui sont ensuite stockés dans un bac de 2,6 litres. Dyson annonce jusqu’à 90 jours de stockage des poussières avant vidage. Une excellente nouvelle pour ceux qui en ont assez d’acheter régulièrement des consommables.

    La station ne s’arrête évidemment pas là. Elle lave automatiquement les serpillières avec de l’eau à 75 °C, puis les sèche grâce à un flux d’air chauffé à 45 °C afin de limiter les mauvaises odeurs et l’humidité résiduelle. Elle assure également la recharge du robot et la gestion de son approvisionnement en eau. Attention toutefois : les 90 jours annoncés concernent les déchets secs. Il faudra toujours surveiller les réservoirs d’eau et effectuer un minimum d’entretien. Le ménage entièrement autonome n’est donc pas encore tout à fait une réalité.

    Reste le prix. À 849 €, le Dyson R2 Nurovi Wash+Dry s’installe dans une catégorie où la concurrence ne manque ni d’arguments ni d’expérience. Roborock, Dreame et Ecovacs proposent déjà des appareils particulièrement sophistiqués, capables de laver efficacement les sols et de gérer une grande partie de leur entretien. Dyson devra donc convaincre autrement qu’avec une fiche technique séduisante.

    Et c’est justement ce qui rend ce Nurovi intéressant. Plutôt que de simplement augmenter la puissance d’aspiration ou multiplier les fonctions, Dyson s’attaque à plusieurs problèmes concrets : les angles mal nettoyés, les poussières fines difficiles à récupérer et les sacs jetables qu’il faut sans cesse remplacer. Ses serpillières triangulaires constituent une véritable originalité technique, tandis que son système Twin-capture et sa station cyclonique témoignent d’une réflexion intéressante sur l’efficacité et la simplicité d’utilisation.

    Notre verdict ? Le Dyson R2 Nurovi Wash+Dry possède de sérieux arguments pour séduire les amateurs de technologie domestique. Son approche du lavage sort des sentiers battus, sa station sans sac constitue un avantage appréciable et son système d’aspiration semble particulièrement bien pensé. En revanche, son autonomie annoncée de 90 minutes et son tarif de 849 € imposent un niveau d’exigence élevé. Seul un essai prolongé permettra de déterminer si ses innovations font réellement mieux que les solutions concurrentes.

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