Essai – Volkswagen Golf GTI : la légende est toujours vivante !

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Elle a révolutionné l’automobile plaisir et a prouvé qu’une compacte pouvait être performante et sensationnelle à conduire. Huit générations après, la Golf GTI ne lâche rien et se révèle toujours aussi agréable. Stuff fait le point sur ce phénomène… Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
On dit «  une GTI  » pour qualifier toute berline compacte au caractère dynamique, mais c’est bien Volkswagen avec la Golf qui a popularisé ce phénomène. L’idée fut simple  : mettre un «  gros  » moteur dans la petite Golf de première génération  : une idée osée, à laquelle Volkswagen prévoyait de répondre, dans un élan d’enthousiasme, par une production de 5000 véhicules en 1976. En réalité, la Golf GTI MK1 fut construite à 461  690 unités (  !) et, en abordant la huitième génération, ce ne sont pas moins de 2,3 millions de GTI qui furent produites. Si ça, c’est pas du succès  ! D’autant que la GTI inspira alors nombre de concurrentes, dont les descendantes sont encore là aujourd’hui  : Honda Civic Type R, Renault Megane RS, Ford Focus ST et bien d’autres. Mais la GTI a quelque chose d’immuables que les autres n’ont pas.

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
Justement  : avant d’être une GTI, c’est d’abord une Golf de huitième génération, autrement dit une auto qui a abordé sa révolution digitale, avec un intérieur entièrement nouveau, et une ergonomie tout tactile (même les touches sur le volant sont par impulsion) qui peut décontenancer les habitués, même si l’on s’y fait finalement assez rapidement. Évidemment, la dotation sécuritaire évolue elle aussi dans le bon sens… On note aussi un éclairage d’ambiance à LEDs et, en option, un affichage tête haute dont ne rêvait même pas la Golf I.

Et sous le capot ?
De manière assez curieuse, la GTI n’évolue pas tant que cela d’une génération à l’autre  : on retrouve donc l’immuable 2.0 TFSI de chez Volkswagen, un moteur qui vit sous un nombre incalculable de capots au sein du groupe, ici dans une version de 245 ch et 370 Nm, accouplé à une boîte DSG à 7 rapports avec commandes de palettes au volant. C’est classique mais efficace  : avec le 0 à 100 km/h couvert en 6,2 secondes et 250 km/h en pointe, la GTI est fidèle aux liserés rouges qui ornent sa carrosserie, ainsi qu’à sa double sortie d’échappements  : ça ne lambine pas et c’est bien suffisant  !

Et au volant, ça donne quoi ?
La boîte automatique est imposée, donc on ne retrouve pas le fameux petit levier de vitesse avec son pommeau façon boule de golf, remplacé ici par un tout petit sélecteur. Par contre, les sièges au tissu écossais (et qui offrent un bon maintien), les pédales en alu, le ciel de toit noir, tout ceci met dans l’ambiance sportive. Au démarrage, la sonorité est discrète (trop  ? c’est quand même une GTI), et, selon les modes de conduite choisis (éco, ou drive, on parlera de sport plus tard), la boîte à double embrayage égrène ses rapports en pensant d’abord à l’économie  : parfait pour le quotidien et pour la sobriété, mais pour les sensations, il faut choisir le mode de conduite sportif. Là, la GTI dévoile un caractère qui reste bien élevé en permanence  : c’est une grande routière, bien élevée, coupleuse, avec de bonnes reprises, efficace et sécurisante, mais il manque peut-être un peu d’épices pour justifier son blason… Toutefois, quand on regarde les prestations d’une de ses rivales, la BMW 128 ti, la Golf se révèle nettement plus conciliante au quotidien, notamment par son confort de suspensions.

Son point fort ?
C’est bien évidemment sa polyvalence  : elle est parfaite pour emmener les enfants à l’école et mère-grand à l’EPHAD, partir en vacances en famille et se faire plaisir quand ça tourne. Et aux conducteurs exigeants, Volkswagen répond par une vraie gamme de GTI  : la ClubSport 45 offre 300 chevaux, et la version R en déballe 320, qui passent au sol par quatre roues motrices  ! Le choix du roi…

Le verdict de Stuff 
À l’heure de l’électrification de l’automobile, les GTI sont encore là et donnent bien du plaisir à rouler. Mais le monde change et la concurrence vient en interne, par les Golf GTE et Cupra Leon e-Hybrid notamment, qui offrent aussi 245 ch, mais avec un plus petit moteur essence accouplé à un moteur électrique. Avantage  : une cinquantaine de kilomètres sur les batteries, pour les trajets quotidiens. Inconvénient  : 300 kilos de batteries à se trainer, quand elles sont déchargées, et qui pénalisent dans les virages. La vraie GTI conserve le choix de la passion !

Les chiffres clé 
Moteur  : 4 cylindres en ligne, turbo
Cylindrée  : 1984 cm3
Puissance  : 245 ch à 5000 tr/mn
Couple  : 370 Nm à 1600 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique à double embrayage, 7 rapports
Poids  : 1463 kilos
Vitesse maxi  : 259 km/h
0 à 100 km/h  : 6,2 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 7,4 l/100 / 8,2 l/100
Prix  : gamme à partir de 42745 €

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