Essai – Seat León 1.5 eTSI, l’ambitieuse

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Pour sa quatrième génération, la Seat la plus vendue au monde fait le plein de technologies à l’intérieur comme sous le capot, avec une entrée dans le monde de l’électrification douce… Essai de la version 1.5 eTSI, disposant d’une microhybridation en 48V.
Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
La León, c’est plein de choses à la fois. C’est la Seat la plus vendue au monde (2,2 millions d’unités en 3 générations, depuis 1999), c’est l’auto la plus vendue depuis cinq années consécutives sur son marché intérieur (elle est produite près de Barcelone), et c’est encore une auto qui s’est vendue à plus de 150 000 exemplaires l’an dernier. Pour sa quatrième génération, Seat ne pouvait pas se rater et a fait évoluer la León dans tous les sens  : un intérieur nettement plus techno et des motorisations à la page. Mais pour séduire, elle mise aussi sur un design plus affirmé, avec une calandre plus agressive, une barre de LEDs qui court entre les deux feux arrière, et, sur notre version d’essai en finition FR, une double sortie d’échappement assez suggestive. Au sein de l’offre complexe du groupe VW, la León, qui partage de nombreux éléments techniques avec l’Audi A3 et la Golf, a tendance à séduire une clientèle un peu plus jeune et un peu plus dynamique. Avec cette nouvelle León, parions que ce sera encore le cas.

A l’intérieur, c’est comment ?
Passons pudiquement sur les quelques plastiques durs (et un peu indignes à ce niveau de prix), notamment sur la console centrale, mais il faut bien justifier la hiérarchie et la politique de gamme avec la Golf et l’A3. A part cela, on est bien installés, avec une position de conduite qui se règle facilement dans tous les sens, et l’intérieur est lumineux (toit ouvrant en option à 1080 € sur notre modèle d’essai). Comme sur la dernière génération de Golf, la León fait aussi un bond fabuleux en termes de modernité, avec une dalle TFT de 10,3’’ et un tableau de bord entièrement numérique, ainsi qu’un tout petit sélecteur de vitesse. Les boutons physiques ont quasiment disparu, il faut ainsi un peu d’habitude pour changer la température de la clim’ ou le volume de la sono, notamment de nuit. On apprécie par contre les multiples couleurs de l’éclairage d’ambiance. En parlant d’éclairage, que dire du «  Hola  » projeté au sol à l’ouverture des portes  !

Et sous le capot ?
On retrouve différentes motorisations déjà connues au sein du groupe VW, comme le petit et vaillant 3 cylindres 1.0 de 110 chevaux, ainsi que des versions hybrides rechargeables (204 ch ou 245 ch, avec un pack de batteries de 13 kWh et une autonimie théorique de 60 kilomètres). Nous avions pour notre part une version cœur de gamme, avec le 1.5 eTSI, offrant 150 chevaux et 250 Nm, ce qui garantit un bon niveau de reprises. Une microhybridation 48V permet d’assister le moteur au démarrage et de jouer sur l’effet roue libre le plus souvent possible, d’autant que le moteur ne peut tourner que sur deux cylindres lorsqu’il est peu sollicité. Au final, les consommations s’annoncent mesurées pour une auto à la fois douce et performante.

Et au volant, ça donne quoi ?
C’est pas mal du tout. C’est d’abord le confort et le silence de fonctionnement qui séduisent, avec peu de bruits aérodynamiques sur route, un moteur vraiment discret, ce qui fait que cette compacte démontre une nouvelle polyvalence et des aptitudes de grande routière. La stabilité n’est jamais prise en défaut, et les kilomètres défilent en sérénité. Ne vous fiez pas à sa puissance déjà correcte  : malgré les 150 ch, elle préfère être menée en souplesse que la bride entre les dents, et elle dévoile alors un sentiment de force tranquille très agréable, même sur route sinueuse, on est loin des vieilles León aux amortisseurs raides, qui séduisaient un public jeune  ! Enfin, l’espace à bord est généreux  : rien d’étonnant quand on sait que la nouvelle génération est plus longue de 8,6 cm que l’ancienne, dont 5 cm sur l’empattement, au bénéfice de l’espace intérieur. Un défaut, toutefois  : le système de maintien de ligne, supposément un truc sécuritaire, est tellement intrusif qu’on n’a qu’une envie, c’est de le déconnecter…

Son point fort ?
Ce n’est un secret pour personne  : avec une Seat, vous avez le meilleur de la technologie VW à un prix plus accessible, et cette León eTSI nous renvoie à la Golf eTSI de huitième génération, que nous avions essayé récemment sur Stuff, et qui vaut quelques milliers d’euros de plus à prestations absolument égales, d’autant que la León a soigné tant son amortissement que sa présentation. Bref, les esprits avisés auront vite fait leur choix. A noter que la León de quatrième génération fait l’impasse sur la version 3 portes, mais que le break reste au catalogue.

Le verdict de Stuff 
Ca bouge toujours plus fort chez Seat  ! Entre le lancement récent de Cupra, le blason sportif qui se concrétise avec le Formentor, premier véhicule développé spécifiquement, entre l’offensive électrique avec des modèles hybrides rechargeables et même un scooter électrique, et entre cette séduisante León, on comprend pourquoi la marque espagnole a de plus en plus le vent en poupe !

Les chiffres clé 
Moteur 4 cylindres en ligne, 1498 cm3, turbo
Puissance  : 150 ch à 5000 tr/mn
Couple  : 250 Nm à 1500 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique, double embrayage, 7 rapports
Poids  : 1361 kilos
Vitesse maxi  : 221 km/h
0 à 100 km/h  : 8,4 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 6 l/100 / 7,3 l/100
Prix  : gamme à partir de 21.490 € (version d’essai à partir de 31.540 €).

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