Essai – Renault Captur E-Tech : le Captur se libère

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En passant à l’hybride rechargeable, le Captur se libère de ses chaînes purement thermiques. Ainsi doté d’une motorisation plus «  éco-responsable  » que jamais, il est encore plus séduisant  ! Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
Petit rappel des troupes  : a son lancement en 2013, le Captur de première génération a fait beaucoup de bien à Renault. Cette sorte de Clio légèrement surélevée à la mode SUV s’est vendue dès lors à 1,5 millions d’exemplaires. La seconde génération, qui nous concerne, a tout changé, sauf l’esprit, et c’est une bonne chose. Elle a gagné sur tous les plans  : qualité, équipement, look et motorisations. Nous l’avions récemment essayée dans une motorisation TCe 155, pour découvrir que c’était une devenu une grande routière en plus d’une citadine stylée. Avec la stratégie d’électrification de Renault, E-Tech, qui conduit à proposer des offres hybrides sur son cœur de gamme, la Captur dispose donc de batteries rechargeables, tout comme la Megane, tandis que la Clio E-Tech, qui a fait l’objet d’un article récent, est une hybride «  simple  », se rechargeant lors de la récupération d’énergie.

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
Côté design, pas grand-chose  ! On note la présence de deux trappes de recharge, l’une pour le carburant et l’autre pour l’électricité, ainsi qu’un petit logo «  E-Tech  » sur la malle de coffre. Par contre, comme le Captur E-Tech est plutôt proposé dans des finitions haut de gamme, attendez-vous à le voir, comme dans le cas de notre modèle d’essai, avec des jolies jantes et de chouettes peintures métal, parfois en deux-tons. Séduire la clientèle passe aussi par l’apparence, Renault l’a bien compris. En contrepartie, l’équipement est fort complet et il en va de même pour toutes les assistances sécuritaires.

Et sous le capot ?
En bonne hybride, le Captur fait donc coexister un moteur essence (un 4 cylindres 1.6) avec deux moteurs électriques, alimentés par des batteries de 9,8 kWh, qui ont le mérite de se recharger rapidement (environ 5 heures sur une prise domestique, 3 heures sur une wallbox 3,7 kW, le Captur n’acceptant pas des recharges sur des prises à très haut débit). La puissance cumulée est de 160 chevaux, ce qui est remarquable pour une auto à vocation citadine, bien que les chiffres de performances n’aient rien de sportif. L’autonomie annoncée est de 65 km en ville et de 50 sur route  ; c’est un peu optimiste, nous en avons fait une bonne grosse trentaine en conditions automnales (avec chauffage et radio), ce qui reste déjà très correct dans le cas d’un usage quotidien. Par ailleurs, un mode «  save  » permet de conserver l’usage des batteries en prévision d’un trajet urbain. Malin…

Et au volant, ça donne quoi ?
C’est très agréable. Déjà, parce que (même si ce n’est pas propre à cette version E-Tech), l’environnement du Captur de dernière génération a fait un bond qualitatif assez extraordinaire. On est bien installé, avec une sono très correcte, un tableau de bord numérique clair et agréable à lire, une bonne ergonomie avec cette sorte de console flottante qui intègre le levier de la boîte automatique (à la technologie hyper complexe, avec deux vitesses pour les moteurs électriques, quatre pour le moteur thermique, et une sélection des rapports par crabots, comme dans les F1 et voitures de course, mais à l’usage on ne se rend compte de rien). Ensuite, on est placé dans un environnement très zen, avec une auto qui démarre toujours sur le mode électrique et qui, en ville, fonctionne très souvent sur cette énergie. Quand le moteur thermique prend le relais, c’est toujours dans une grande douceur, d’autant qu’avec des batteries chargées, le moteur électrique peut entraîner le Captur jusque 135 km/h. Enfin, en usage quotidien, on apprécie le couple instantané prodigué par les moteurs électriques, ce qui donne au Captur E-Tech d’excellentes reprises pour dépasser ou s’insérer dans une file.

Son point fort ?
C’est d’avoir réussi à conserver les qualités du Captur (parmi lesquels le confort, nettement meilleur que dans une Clio) et d’avoir plutôt bien intégré le système d’hybridation (avec la batterie sous la banquette et un coffre qui perd un peu de volume de chargement). A l’usage  : douceur, confort, sobriété, zénitude… Par contre, vous prendrez bien soin de recharger aussi souvent que possible, merci !

Le verdict de Stuff 
Avec la Zoe, Renault a débuté l’aventure électrique assez tôt, mais avait pris un peu de retard avec l’hybridation. Les choses sont rentrées dans l’ordre, avec cette famille E-Tech convaincante à l’usage par leur sobriété et la transparence de leur technologie… pourtant de pointe.

 

Les chiffres clé 
Moteur 4 cylindres en ligne, 1598 cm3 + 2 moteurs électriques
Puissance  : 160 ch à 5500 tr/mn
Couple  : 280 Nm à 3200 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique, 6 rapports
Poids  : 1564 kilos
Vitesse maxi  : 173 km/h
0 à 100 km/h  : 10,1 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 1,4 l/100 / 5,7 l/100
Prix  : gamme Captur à partir de 19.150 €, gamme Captur Hybrid à partir de 34.250 €

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