Essai – Nissan 370 Z Roadster : plaisirs éternels !

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Avec la Leaf, Nissan a été le premier à oser, avec succès, l’auto électrique grand public et abordable. La marque japonaise n’oublie pas cependant le plaisir de conduite avec la 370 Z, essayée ici en version Roadster. Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
C’est une légende qui tire vers ses 50 ans et c’est même un collector, puisqu’en version Roadster, elle n’est déjà plus disponible sur certains marchés, mais ce n’est pas grave car en coupé comme en cabriolet, elle repose sur la même base technique et les arguments des deux modèles sont très proches. Tellement proches, même, que ce fil rouge a officié durant toute la carrière du modèle, depuis 6 générations et le premier modèle vendu en octobre 1969. Cette machine s’est vendue jusqu’à 50 000 exemplaires par an à ces débuts aux USA et on retrouve là-bas encore de nombreux ateliers qui savent les entretenir et les restaurer, pour faire perdurer le mythe. C’est pour célébrer cette légende que Nissan a sorti une Z en série limitée « 50th Anniversary », dont 10 exemplaire seulement (à partir de 41200 €, pas cher pour un morceau d’histoire automobile !) seront destinés à la France. On les reconnaît par leur livrée spécifique, gris et noir ou bien encore en rouge et blanc.

 

Quels sont les fondamentaux de la Z ?
C’est simple : de tous les temps, ça a été la voiture de sport simple, honnête, efficace, abordable, fiable et communicative ! Pas le bolide du play-boy, tout le temps en panne, mais le rêve accessible de tout un chacun. Et dès le départ, elle a connu un énorme succès commercial, notamment aux USA avec la 240 Z, tandis qu’avec les séries suivantes, 260 & 280 Z, 280 ZX, 300 ZX, 350 Z et 370 Z, cela n’a été qu’une continuation de success story ! A chaque fois, la recette est identique : un design réussi, sportif sans être trop agressif, suffisamment bien calibré pour durer de nombreuses années sans devenir ringard. Ensuite, placez dedans une bonne mécanique à six cylindres atmosphérique, (les 280 et 300 ZX ont eu droit à des versions turbo), généreux en cylindrée pour sortir de la puissance tout en conservant une bonne fiabilité, un châssis efficace, secouez le tout et vous avez une recette universelle. Enfin, jusqu’en ces temps troublés de cette fameuse « éco-mobilité ». Du coup, la Z a su traverser le temps sans connaître de modifications, même si sur les tous derniers millésimes, de nouveaux phares accentuent l’identité visuelle tandis qu’un nouvel embrayage apporte plus d’agrément de conduite.

Et à l’intérieur ?
Bon, là niveau modernité, on a évidemment un peu de retard. Le tableau de bord est complet, mais son ergonomie est un peu datée et les graphismes de l’info-divertissement sont vieillots. Mais l’essentiel est ailleurs : une position de conduite réglable, parfaite (dommage que le dossier des sièges soit un poil trop fin), un gros levier de vitesse et une connexion parfaite avec l’auto.

Et au volant, ça donne quoi ?
Déjà, il faut se poser la question : ouvert ou fermé ? Ouvrir la capote ne demande qu’une petite vingtaine de secondes et l’on découvre qu’en roulant tranquillement, on est plutôt bien protégé des remous du vent. Ensuite, on a tendance à oublier aujourd’hui, dans un monde rempli d’autos hybrides et électriques, les vertus d’une grosse cylindrée ! Le V6 3.7 est souple et onctueux à bas régime, soyeux en dessous de 3000 tr/mn ; ses vocalises deviennent plus soutenues à 4000 tr/mn et il se met à pousser fort de 5000 à 7000 tr/mn. La consommation sait rester sous les 9 l/100 en mode balade (évidemment, ça dépasse les 14 l quand on joue un peu), mais cet aspect organique que l’on ressent au volant, les fesses posées sur l’essieu arrière, cette direction précise, cette boîte de vitesse un rien virile, ce gros moteur qui tracte et qui gronde, on se sent presque coupable de se dire à quel point c’est bon.

Son point fort ?
C’est le rapport prix / fiabilité / performances. Quoi que plombée par le malus maximal (20 000 € en 2020), avec ses rejets de 262 grammes de CO2, la Z savait encore dire ce que signifiait le plaisir de conduite accessible. Une vraie voiture de sport, facile au quotidien, agréable en balade, le symbole d’une époque révolue et que l’on regrette… En tous cas, coupé, cabriolet, versions spéciales, la Z a su donner des sensations dans de nombreuses configurations.

Le verdict de Stuff
L’automobile de demain prend une direction plus « écologique » et plus techno, aussi. Cela ne peut que rendre les plaisirs ressentis au volant de cette Z encore plus authentiques et plus intenses. Et comme on trouve de très belles Z d’occasion à 15000 €, ça fait vraiment réfléchir pour une auto du week-end ou des vacances…

 

Les chiffres clé
Moteur : 6 cylindres en V, 3696 cm3
Puissance : 328 ch à 7000 tr/mn
Couple : 363 Nm à 5200
Boîte de vitesse : manuelle, 6 rapports
Poids : 1615 kilos
Vitesse maxi : 250 km/h
0 à 100 km/h : 5,5 secondes
Conso officielle / de l’essai : 11,7 l /100 / 12 l/100
Prix : gamme 370 Z à partir de 33.500 €

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