Essai – Mazda MX-R RF 2.0 : des sensations pures !

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C’est le roadster le plus vendu au monde et pour 2019, il se dote d’un moteur plus puissant et de nouvelles technologies. Dans sa version « targa » RF, il est tout simplement craquant ! Par Philippe Guillaume

1. C’est quoi ?

Petit flashback : dans les années 60, la Grande-Bretagne avait encore une activité automobile florissante et produisait quelques sympathiques auto qu’on appelait les roadsters : deux places, une capote pas trop étanche, un moteur vrombissant à défaut d’être vraiment puissant, et une bouille sympathique. Cela leur a permis entre autre de conquérir le marché américain et de faire rentrer des devises. Vous vous souvenez des Austin Healey, des Jaguar XK, des MG ?


2. Et la MX-5, dans tout ça ?

Eh bien justement ! C’est la réinterprétation moderne de l’art de vivre à l’anglaise, avec une notion japonaise bien utile : une fiabilité à toute épreuve (on en connaît qui ont dépassé les 400 000 kilomètres sans aucun souci !) et une façon assez attachante de se déplacer. Mazda a voulu prolonger cet esprit et ça leur a réussi : avec plus d’un million d’exemplaires vendus sur quatre générations, la MX-5 est tout bonnement le roadster le plus vendu de l’Histoire ! Voici donc une évolution bienvenue de notre ND (la première génération s’appelait NA, en toute logique), en targa (le toit en dur se déplace et se rétracte dans un emplacement dans le coffre), avec des améliorations mécaniques et techniques.


3. Quel genre d’améliorations ?

Oh, rien qui confine à la magie noire, mais des petites choses bienvenues : une aide au maintien de ligne, une caméra de recul (utile malgré les 3920 mm de long, seulement, de l’auto), un système de freinage d’urgence, la compatibilité Android Auto ou Apple CarPlay, les feux automatiques ou encore la reconnaissance des panneaux. Sous le capot, le 2.0 évolue : il passe de 160 à 184 chevaux, le couple augmente un peu (de 200 à 205 Nm), mais les reprises sont meilleures, plus bas dans les tours. Le tout sans consommer beaucoup car on s’en tient à 7 l/100 en usage normal.


4. Et au volant, ça donne quoi ?

Assis près de la route, dans de nouveaux sièges (une teinte en cuir Cognac vaut particulièrement le déplacement !), on se sent bien calé. Le volant est direct, le levier de vitesse offre des débattements courts et précis, on a les fesses quasiment sur l’essieu arrière, et le choix entre la version pleinement décapotable ou cette RF qui prodigue moins de remous. Autant dire qu’entre la précision de la conduite, le moteur punchy et vif (il prend 7500 tr/mn dans un ronflement agréable), la légèreté de l’ensemble (à peine plus d’une tonne), on redécouvre le plaisir d’aller parcourir les départementales, sans même éprouver le besoin de rouler vite !


5. Son point fort ?

Le concept est parfaitement ajusté et l’auto se révèle finalement bien confortable en suspensions. Du coup, loin de tout embonpoint et sophistication inutile, on redécouvre ses 20 ans ! Rien que pour cela, cette auto est magique !

Le verdict de Stuff
L’équilibre est absolument parfait entre le niveau de puissance, suffisant pour s’amuser, la techno utile et pas futile, et le poids conservé à niveau mini. Il est encore là, le vrai plaisir automobile !

Les chiffres clés
Moteur 4 cylindres en ligne, 1998 cm3
Puissance : 184 ch à 7000 tr/mn
Couple : 205 Nm à 4000 tr/mn
Boîte de vitesse : manuelle, 6 rapports (auto, 6 rapports en option)
Poids : 1055 kilos
Vitesse maxi : 220 km/h
0 à 100 km/h : 6,8 secondes
Conso officielle / de l’essai : 6,9 l/100 / 7,5 l/100
Prix : gamme à partir de 28 400 €

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