Essai – Mazda 3 e-SkyActivX : cultiver sa différence

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La marque Mazda mérite mieux que l’exposition dont elle bénéficie : des technologies poussées, des autos soignées, des efficiences avérées, comme le démontre cette Mazda 3 e-SkyActivX, une berline compacte sobre, efficace, et plaisante à conduire. Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
C’est une auto qui est dans le cœur du marché, celui des Renault Megane, VW Golf, Peugeot 308 et consort. Elle s’en distingue par une plastique particulièrement léchée (suis-je le seul à trouver que cette Mazda 3 est la plus stylée du segment, au point de penser qu’elle a réussi à trouver une forme de latinité dans ses lignes, et que, par exemple, un blason Alfa Romeo ne jurerait pas sur sa carrosserie ?), un intérieur « premium » sur lequel on reviendra, et un moteur à la technologie « e-SkyActiv-X » (n’oublions pas que Mazda ne fait rien comme les autres, ils furent d’ailleurs les seuls à gagner les 24 Heures du Mans avec un moteur à pistons rotatifs, regardez le bruit absolument sidérant de cette 787B sur Youtube !) qui promet efficacité et efficience !

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
En réalité, les évolutions de cette Mazda 3 de quatrième génération se passent plutôt sous la capot, donc on va passer au paragraphe suivant…

Et sous le capot ?
Comme Mazda ne fait rien comme tout le monde, là où les autres constructeurs sont dans le « downsizing » (soit tirer plus de puissance d’un moteur de petite cylindrée), Mazda considère au contraire qu’un « gros » moteur qui force peu est plus efficient. D’où sa technologie « e-SkyActiv-X », qui, pour Mazda, produit l’agrément d’un moteur essence avec les consommations d’un Diesel. On ne va pas vous embêter avec des considérations trop techniques, mais cette techno de moteur, qui cumule un taux de compression élevé et un mélange pauvre, est censée offrir le meilleur des deux mondes, d’autant qu’il est soutenu par une micro-hybridation. Pour 2021, le 2.0 a d’ailleurs évolué, passant de 180 à 186 ch, et de 224 à 240 Nm. Un détail, peut-être, mais qui signifie que Mazda est attaché à cette technologie et la fait évoluer en permanence.

Et au volant, ça donne quoi ?
Déjà, louons la qualité des intérieurs Mazda. On n’est pas dans l’esbroufe à l’allemande, à coller des écrans et du tout tactile partout. Par contre, l’ergonomie est impeccable, la position de conduite parfaite et, contre 200 €, l’option cuir rouge fait vraiment beaucoup d’effet, au point que nous la considérons comme indispensable ! Le système d’info-divertissement, géré par une petite molette rotative, est logique et ergonomique, mais pèche éventuellement par un écran rectangulaire un peu petit (comme dans l’Alfa Romeo Giulia), face aux dalles plus grandes de la concurrence. Autre bon point : des commandes parfaitement calibrées, que ce soit la direction ou la boîte de vitesses, la Mazda 3 fait encore partie de ces autos qui se destinent à ceux qui aiment conduire, vraiment.

En toute franchise et transparence, j’avais essayé la première génération de ce moteur SkyActiv-X sur le petit SUV CX-30 et j’avais été moyennement séduit ; entre la consommation quelconque (7,6 l/100 au cours d’un long essai), et le moteur qui ne prenait pas ses tours de manière très naturelle, j’étais un peu resté sur ma faim. Or, dans le cadre de ce nouvel essai, la déclinaison 2021 de ce moteur se révèle plus agréable à utiliser. Souple et silencieux à bas régime, sobre comme promis (je sors une conso moyenne de 6,1 l/100 sans faire spécialement de l’éco-conduite), il pèche juste par un petit manque de couple sous les 2500 tr/min, ce qui fait qu’on doit le conduire un peu à l’ancienne, en n’hésitant pas à rétrograder, ce que permet d’ailleurs sa boîte de vitesse à l’agrément parfait. Enfin, côté confort et réglages de châssis, la Mazda 3 propose là encore d’excellents compromis.

Son point fort ?
C’est d’offrir une auto décalée, histoire de ne pas « rouler comme tout le monde », tout en étant parfaitement cohérente dans sa présentation intérieure, qui frôle l’univers du premium, le niveau de prestations et de plaisir de conduite. Pour encore plus de polyvalence, elle est disponible en boîte automatique et avec une transmission à 4 roues motrices ; ainsi que dans une carrosserie « berline » 4 portes avec un coffre plus classique.

Le verdict de Stuff
C’est, sans aucun doute, la plus stylée des compactes. Son ambiance intérieure délivre un vrai bien-être, le plaisir de conduite est réel et la sobriété avancée est au rendez-vous. La Mazda 3 se destine encore à ceux qui valorisent les sensations derrière le volant.

Les chiffres clé
Moteur : 4 cylindres en ligne
Cylindrée : 1998 cm3
Puissance : 186 ch à 6000 tr/mn
Couple : 240 Nm à 3000 tr/mn
Boîte de vitesse : manuelle, 6 rapports
Poids : 1320 kilos
Vitesse maxi : 216 km/h
0 à 100 km/h : 8,2 secondes
Conso officielle / de l’essai : 5,2 l/100 /6,1 l/100
Prix : gamme Mazda 3 à partir de 24.900 €, modèle d’essai à partir de 33.700 € en finition Exclusive

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