Essai – BMW 840d xDrive Cabriolet : la tête dans les étoiles

0
49

BMW renoue avec le grand coupé et en décline aussi un cabriolet. Ce n’est pas qu’une façon de se déplacer, c’est aussi un art de vivre… Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
C’est une longue tradition, celle des grands coupés ! La marque allemande, par le passé, a ravi les fans d’automobiles de style et de caractère avec les 3.0 CSL et la Série 6 des années 70, puis a connu un succès plus mitigé, sur le plan du style, avec la Série 8 des années 90. Elle nous revient avec cette série 8 de nouvelle génération. Une auto à la forte présence, longue (4,84 m), large (1,90 m) et basse (1,34 m), des proportions qui dénotent dans l’océan de SUV qui peuplent désormais nos routes. En plus du coupé, BMW en décline un cabriolet, disponible au choix en essence (850i, 530 ch) ou en Diesel (840d, 320 ch), avec la transmission intégrale xDrive dans tous les cas…

Le Diesel, c’est pas dépassé dans un cabriolet ?
On pourrait le penser, mais il suffit de presser sur le bouton « start » du beau 6 cylindres en ligne pour changer d’avis. Une sonorité sourde et profonde vous entoure alors, faisant presque penser à un bon gros V8 essence, en tous cas c’est bien loin de celui de la 309 Diesel de tante Jacqueline. Ce moteur est un régal, car il convient parfaitement à la philosophie de ce lourd cabriolet (plus de 2 tonnes). Gorgé de couple, il permet de rouler le nez à la portière, avec l’assurance de reprises assez phénoménales dès le régime de ralenti, grâce aux 680 Nm présents en permanence et parfaitement desservis par une boite automatique à 8 rapports (notez sa commande en cristal !), douce et réactive à la fois. Au besoin, les performances permettent de laisser sur place nombre de GTI avec le 0 à 100 couvert en 5,2 secondes. Et un long parcours à son volant nous a laissé avec une consommation inférieure à 8 l/100. Alors vu comme ça, le Diesel, on dit oui !

Et côté techno ?
En BMW récente, elle dispose de toutes les fonctions d’aide à la conduite dont on peut rêver. Le tableau de bord est celui de dernière génération, avec le compteur digital et les informations paramétrables (on peut faire monter le GPS dans l’affichage, par exemple). Contrairement à certains de ses concurrents, BMW n’est pas pour la multiplication des écrans tactiles, pour des raisons de sécurité et d’attention au volant. On apprécie donc la grande dalle centrale qui autorise sa propre hiérarchisation des informations façon widgets. Facile et lisible à la fois.

Au volant, ça donne quoi ?
C’est un régal. Le confort des sièges (chauffants et ventilés, avec en plus un chauffage de nuque pour les beaux jours d’hiver) est à citer en exemple, celui de la suspension pilotée également, tandis que l’isolation phonique de la capote à 4 couches (qui peut s’ouvrir ou se replier en roulant, en moins de 15 secondes et à moins de 50 km/h) est remarquable. On a cité l’excellent duo que constituent le moteur et la boîte de vitesses : voilà une belle auto pour flâner en bord de mer, le nez au vent, ou pour abattre de grandes distances en toute sécurité et dans un confort de premier plan, dans le respect du véritable esprit GT.

Et à part ça ?
A part ça, on constatera quand même que au vu des dimensions de l’auto, l’espace du coffre et des sièges arrière est un peu limité. Voici donc l’engin idéal pour partir en week-end à deux…

Le verdict de Stuff 
Avec cet engin parfaitement réussi, BMW franchit un cap en allant se poser en concurrente aux Mercedes Classe S cabriolet, comme avant, mais aussi aux Maserati GranCabrio, Aston Martin, Bentley Continental…

Les chiffres clé :
Moteur 6 cylindres en ligne, 2993 cm3, biturbo-Diesel
Puissance : 320 ch à 4400 tr/mn
Couple : 680 Nm à 1750 tr/mn
Boîte de vitesses : automatique, 8 rapports, quatre roues motrices
Poids : 2030 kilos
Vitesse maxi : 250 km/h
0 à 100 km/h : 5,2 secondes
Conso officielle / de l’essai : 6,2 l/100 / 7,9 l/100
Prix : gamme à partir de 100.700 €

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here