Essai – BMW 530e xDrive, entre plaisir et efficience

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Dans le temps, une BMW 530, c’était une berline racée animée par un puissant six cylindres  ! Aujourd’hui, la 530e est bien dans son époque  : hybride, rechargeable, elle est fiscalement plus acceptable sans être moins performante. La quadrature du cercle, à un détail près… Philippe Guillaume

C’est quoi ?
La Série 5 fait partie des piliers de l’histoire automobile  ! Depuis 1972, elle incarne à la fois la performance, la fiabilité, et une certaine forme de prestance que l’on soit d’un côté ou de l’autre de la morale  ! Policiers et gangsters ont en effet un faible pour cette allemande, et probablement pour les mêmes raisons  ! Notre Série 5 en est ainsi à sa septième génération, dont 600  000 exemplaires ont été construits depuis son lancement en 2016. Quelques années plus tard, c’est l’heure d’un restylage de mi-carrière. Ça méritait de se pencher à nouveau sur son cas…

Justement, qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?
Faut admettre, c’est subtil, car la Série 5 était vraiment réussie et il n’y avait aucune raison de tout chambouler. Un œil avisé remarquera le travail fait sur la nouvelle calandre (dont les naseaux ont été élargis) et les feux arrière redessinés, avec effet trois dimensions. Ce même œil averti aura remarqué le nouveau dessin des sorties d’échappement, désormais trapézoïdales A l’intérieur, l’écran d’info-divertissement est plus grand (jusque 12,3’’). Quelques détails ont également changé, au niveau de la présentation de l’info-divertissement ou des boutons sur le volant. Par ailleurs, le côté «  écolo  » de cette Série 5 ne doit pas vous priver du plaisir de posséder une vraie BMW à la personnalité esthétique affirmée  : le pack M Sport, avec étriers de freins rouge, les feux Shadow Line, les belles jantes alliages de 20 pouces et d’autres goodies, tout ceci concourt à lui donner une vraie et belle personnalité sur la route.

Et sous le capot ?
La Série 5 est une sorte de voiture universelle, aussi l’on ne s’étonnera pas de voir qu’elle propose une large gamme de motorisations, allant de 150 à 635 ch sur la nouvelle M5  !. La nouveauté tient dans l’arrivée d’une micro-hybridation 48V sur les motorisations «  de base  » (comme la 520d) permettant de réduire encore la consommation d’autos déjà réputées pour leur sobriété. En ce qui nous concerne, la technologie hybride rechargeable n’a jamais été aussi bien représentée, avec trois motorisations, la 520e (204 ch), la 530e (292 ch) et la 545e (394 ch). Cette fois-ci, c’est le modèle intermédiaire que nous avions à l’essai  : il est conçu autour d’un moteur quatre cylindres en ligne de 184, assisté par un moteur électrique de 109 ch alimenté par une batterie de 12 kWh placée sous la banquette arrière, qui se recharge sur une prise domestique en 4 heures. L’autonomie électrique est donnée pour un peu plus de 50 km. Surtout, une fonction permet de basculer le fonctionnement de l’auto en mode tout électrique, à l’entrée des «  zones verte  » qui se développent à toute vitesse dans les grandes villes. N’oublions pas non plus la manière, intelligente, que BMW utilise pour inciter les propriétaires d’autos hybrides rechargeables à rouler le plus souvent en mode électrique  : l’App BMW Points vous permet de gagner des points (si vous rechargez souvent, si vous utilisez le mode électrique dans les ZFE) qui vous donne ensuite à des recharges gratuites. Rusé, non ?

Et au volant, ça donne quoi  ?
Le climat devenant plus doux, j’ai pu effectuer 42 kilomètres sur les batteries avec la clim’ et la radio, ce qui est très correct (et plus que les 33 km faits dans des conditions de parcours identiques avec une 545e, mais avec des températures plus fraiches dont on sait qu’elles influent sur la capacité des batteries), tandis que la Série 5 se meut, quand cela est possible, jusqu’à 140 km/h sur les batteries, en mode tout électrique. Ensuite, le quatre cylindres en ligne prend le relais avec douceur mais pas sans vigueur quand on lui demande. Avec le 0 à 100 km/h couvert en 5,9 secondes, elle se situe carrément du côté dynamique de la force  ! Enfin, avec la transmission xDrive, il va sans dire que le comportement routier est tout aussi serein qu’exceptionnel de confort.

Son point fort ?
C’est sa remarquable sobriété si vous pouvez la recharger régulièrement sur une prise  ; mais dans tous les cas, le 4 cylindres sait rester doux sur la boisson. L’existence d’une version break appelée «  Touring  » ajoute un brin de polyvalence, et permet de faire passer la pilule des 120 litres rabotés dans le coffre de la berline à cause de la présence des batteries. Enfin, l’écosystème qui accompagne l’auto, comme le programme BMW Points, est un vrai plus…

Le verdict de Stuff 
Rapide, silencieuse, confortable, performante et sobre  : la 530e coche toutes les cases, et avec brio. Maintenant, si vous vous désolez, comme certains, de la «  disparition  » des fameux six-cylindres en ligne sous le capot des BMW, la marque allemande vous donne toujours l’occasion de goûter au brio de la gamme du dessus  : dans ce cas, cochez 545e sur le bon de commande !

Les chiffres clé 
Moteur  : 4 cylindres en ligne, turbo + moteur électrique
Cylindrée  : 1998 cm3
Puissance  : 292 ch à 5000 tr/mn
Couple  : 420 Nm à 1350 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique, 8 rapports
Poids  : 1895 kilos
Vitesse maxi  : 235 km/h
0 à 100 km/h  : 5,9 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 1,2 l/100 / 5,5/100
Prix  : gamme 530e à partir de 60.900 € – version d’essai en finition M Sport avec options  : 88.480 €

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