Essai – Audi Q8 50 TDI quattro : un concurrent pour le X6

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Static photo Colour: dragon orange

Le gros SUV a lui aussi droit de véhiculer une allure dynamique, quand on lui colle une ligne de toit fuyante au-dessus d’une carrosserie râblée. Bienvenue à l’Audi Q8, la dernière arrivée ! Par Philippe Guillaume 

• C’est quoi ?
Le gros SUV étant – aussi – un véhicule de prestige, on ne peut pas lui reprocher de chercher à se rendre attractif, notamment par une ligne plus travaillée : c’est ce qui explique le succès des BMW X6, Mercedes GLE Coupé, Porsche Cayenne et autres Maserati Levante. Ainsi, aux côtés du Q7, spacieux et volumineux, mais à l’allure assez conventionnelle, ce nouveau Q8 met en avant sa large calandre « single frame », ses roues de 22 pouces, son hayon façon « coupé » à l’arrière, et sa posture agressive que l’on doit aussi à ses ailes rebondies. Ce qui ne l’empêche pas de proposer un bel espace à bord avec ses 4,98 m de long !

• A l’intérieur, c’est comment ?
Très qualitatif avec des assemblages et des matériaux qui sont à la hauteur de la réputation d’Audi en ce domaine, c’est à dire irréprochable. Le niveau d’équipement est impressionnant, avec trois écrans digitaux dont deux tactiles, le Virtual Cockpit qui laisse apparaître la cartographie Google Earth 3D entre les compteurs ; ensuite, sur la console centrale, on encore l’adresse du GPS d’un simple mouvement du doigt, sans se préoccuper du fait qu’une lettre en recouvre une autre. La position de conduite est idéale et la sono Bang & Olufsen très convaincante… Enfin, on notera que la techno embarquée est ce qui se fait de mieux en ce moment, avec des systèmes d’aide à la conduite qui frôlent le niveau 3 d’autonomie, une micro-hybridation 48V qui aide à faire baisser la consommation, et aussi, ce qui est plus sensible au quotidien, des feux à LEDs Matrix Laser qui, outre une signature visuelle affirmée, sont associés à un radar de détection nocturne des piétons, capable de faire arrêter l’auto et de dessiner un passage piéton devant la calandre pour que le quidam puisse traverser en sécurité. Trop fort, non ?

 

• Et sous le capot ?
Cette lourde auto ne mérite que de nobles mécaniques. Pour l’instant, on a donc deux moteurs sous le capot, le 50 TDI en Diesel (le classique V6 3.0 bien connu dans le groupe VAG, mais qui a été revu pour donner 286 ch et 600 Nm, des valeurs très correctes), ou le 55 TFSI de 340 chevaux en essence. Malgré le poids élevé de l’auto (plus de 2220 kilos), le V6 50 TDI offre de belles performances. Il est forcément associé à une boîte automatique à 8 rapports et à la transmission intégrale quattro.

• Et au volant, ça donne quoi ?
Un joli sentiment de force imperturbable, de confort remarquable (malgré les jantes de 22 pouces) et de sérénité, grâce à la puissance et au velouté du V6, même si les réactions de la boîte auto, qui est calibrée pour le confort, peuvent parfois sembler hésitantes à bas régime. Pour le reste, on avale les kilomètres avec une facilité déconcertante, totalement isolé des aspérités de la route et des vicissitudes du monde extérieur ! En plus, le Q8 se révèle plutôt agile (merci aux roues arrière directrices) en virage malgré son gabarit, tandis que la consommation descend à 8 litres en mode tranquille sur route. Etonnant, non ?

• Son point fort ?
Le look, la techno, le confort, le niveau d’équipement, l’espace à bord : tout ceci en fait une proposition très homogène.

Le verdict de Stuff
Avec le Q8, Audi arrive sur le créneau des gros SUV sportifs, jusqu’ici incarné par le BMW X6. La nouvelle arrivée le domine en équipements comme en confort…

Les chiffres clé
Moteur 6 cylindres en V, 2967 cm3, turbo Diesel
Puissance : 286 ch à 3500 tr/mn
Couple : 600 Nm à 2250 tr/mn
Boîte de vitesse : automatique, 8 rapports
Poids : 2220 kilos
Vitesse maxi : 245 km/h
0 à 100 km/h : 6,3 secondes
Conso officielle / de l’essai : 6,6 l/100 / 10 l/100
Prix : gamme à partir de 78.300 €

 

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