Essai – Alpine A 110, la Française néo rétro qui dépote

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EN SITUATION

Une voiture française, sportive et désirable à la fois, ce n’est pas tous les jours que l’on voit ça. Quand en plus, elle est pétrie de qualités, on ne peut que l’encenser  !Par Philippe Guillaume

1. C’est quoi  ?
Vous faisiez quoi en 1971 ? Et en 1973 ? Vous souvenez-vous que la Championne du Monde des Rallyes, alors, c’était une petite bombinette bleue surnomée « Berlinette  » ? Autrement dit, l’Alpine A 110. On doit Alpine à l’initiative d’un concessionnaire Renault, Jean Rédélé, qui décida de construire de légères autos sportives sur la base de mécaniques Renault et dont la marque, plus ou moins (plutôt moins, en fait) portée par la maison mère, a fourni quelques jolies voitures de sport pendant quatre décennies. La plus emblématique, c’était évidemment l’A 110. Et la voici à nouveau !

 

2. Le concept, c’est du néo-rétro ?
En quelque sorte, oui, un peu comme la Fiat 500 ou la Mini. Mais là, ce n’est pas que de l’habillage, car la philosophie d’époque est respectée  : de la compacité (la nouvelle mesure 4,18 m de long pour 1,24 m de haut, tout en réussissant la prouesse d’offrir un habitacle accueillant pour deux), de la légèreté (à peine plus de 1100 kilos, quand la moindre compacte est à presque 1 tonne 5  !) et des performances, grâce au moteur de la Megane RS, toutefois limité ici à 252 chevaux. Pas vraiment besoin de plus, au vu du poids réduit  ! Du coup, les performances restent de haut niveau, avec le 0 à 100 couvert en 4,5 secondes et 250 km/h en vitesse de pointe. Mais au-delà des chiffres, c’est la disponibilité réelle du moteur, en toutes circonstances, et le plaisir de conduite permanent qu’il faut retenir.

3. Et à l’intérieur ?
Malgré le poids réduit, tous les éléments de sécurité et de confort sont là. Sur ma version d’essai, Légende, on a de beaux sièges en cuir marron avec surpiqûres bleues, la clim’, évidemment, tableau de bord digital, écran d’info-divertissement avec GPS et toute une série d’infos et de paramètres de conduite (les G en virage, la pression du turbo, les chronos, tout ça  !). De quoi satisfaire les fans du jeu Gran Turismo !

4. Et au volant, ça donne quoi ?
C’est carrément génial. D’abord, parce que l’on fait bien corps avec la voiture, ensuite parce que, même à basse vitesse, les sensations de conduite sont bien présentes. La sonorité rauque, le coup de pied aux fesses quand le turbo entre en action, la direction précise, tout cela est nettement plus vivant que dans la plupart des voitures aseptisées d’aujourd’hui. Ensuite, on découvre une auto vraiment docile au quotidien, avec de bons sièges, un confort de suspensions remarquable pour un tel engin, une boîte automatique douce. Puis, en montant le rythme, l’A 110 a conservé l’ADN de la famille, avec un arrière qui enroule le virage au lâcher de frein, en douceur et tout en contrôle. C’est jouissif. En plus, le poids réduit permet de clouer le bec aux grincheux  : la voiture est sobre, avec une consommation inférieure à 7 l/100 en mode balade ou même sur autoroute.

5. Et à part ça ?
Dans un monde où la fade auto électrique semble l’avenir, saluons ce moment de répit et de passion intacte que nous offre l’Alpine. D’autant qu’une version S, plus puissante (292 ch), encore un peu plus performante (260 km/h en pointe) et un peu plus soignée (éléments en carbone à l’intérieur) pointe déjà le bout de son capot  !

Le verdict de Stuff
Alpine renoue avec toutes ses valeurs  : légèreté, plaisir, facilité d’utilisation. Vive la France

 

Les chiffres clé  
Moteur 4 cylindres en ligne, 1799 cm3, turbo
Puissance  : 252 ch à 6800 tr/mn
Couple  : 320 Nm à 3300 tr/mn
Boîte de vitesses  : automatique à double embrayage, 7 rapports
Poids  : 1123 kilos
Vitesse maxi  : 250 km/h
0 à 100 km/h  : 4,5 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 6,2 l/100 / 8 l/100
Prix  : gamme à partir de 55800 €

 

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