Essai – Alfa Romeo Giulia Veloce 2.0 280 : la passion à l’italienne

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Non, les SUV n’ont pas pris tout le marché automobile. Les fans de berlines de caractère peuvent encore assouvir leur passion avec la dernière mouture de l’Alfa Romeo Giulia  ! Par Philippe Guillaume

C’est quoi ?
Avant de poser la question, regardez-là  ! Dans un univers composé à plus de 40 % de SUV grisâtres, essayez de dire que vous ne ressentez pas d’émotion en regardant cette auto  ? Formes élancées, calandre agressive, jolies jantes «  téléphone  » et gros étriers de frein jaunes sur notre modèle d’essai, contrastant à merveille avec la peinture rouge et les sièges en cuir tabac, cette Giulia démontre que la passion automobile a encore un sens. Donc, si vous aimez ressentir une forme de plaisir automobile, rien qu’en entrant dans votre garage, cette Giulia mérite toute votre attention !

Et sinon, quoi de neuf ?
Alors là, on va la faire simple  : en réalité, voici la seconde génération de Giulia, mais ça ne se voit pas  ! Vu que l’esthétique était l’une des premières motivations d’achat, les têtes à plume de chez Alfa Romeo ont décidé de ne pas vraiment toucher à l’esthétique (en dehors de quelques teintes, dont un or et un bleu du plus bel effet – même si le rouge Alfa de série fonctionne déjà très bien  !) et se sont contentés de corriger les quelques défauts initiaux. Parmi lesquels l’on comptait un écran d’info-divertissement trop petit, et des aides à la conduite dépassées. Tout ceci est désormais (presque) corrigé, avec un nouvel écran tactile de 8’8’’. Toujours un peu petit, il adopte toutefois une logique «  façon widget  » et la molette rotative rend les réglages innés. Par ailleurs, la Giulia passe à la conduite automatique de niveau 2, avec un régulateur de vitesse adaptatif et un système actif de maintien de voie.

Et sous le capot ?
Quelques modifs  ! On retrouve un bloc Diesel en quatre puissances (136, 160, 190 et 210 ch), tandis que les moteurs essence proposent un 2.0 essence en 200 et 280 ch, ainsi qu’un V6 2.9 de 510 ch que nous adorerions essayer, si c’était possible  ! Notre version d’essai était la 2.0 turbo de 280 ch, en version propulsion (c’est nouveau, car auparavant, elle ne venait qu’en version 4 roues motrices, qui est encore au programme), venant toutefois avec une boîte automatique à 8 rapports. Avec ça sous le capot, la tradition dynamique des Alfa est perpétuée  !

Et au volant, ça donne quoi ?
Deux bonnes nouvelles, et une, plus mitigée. D’abord  : le sensoriel. Entre le look ravageur, les excellents sièges, le très bon niveau d’équipement et de finition, on ressent déjà beaucoup de plaisir, rien qu’à la perspective d’en prendre le volant. Ensuite, côté mécanique, c’est plus partagé. Disons que pour un vieux rédacteur tel que votre serviteur, qui a connu les fameux «  double arbre  » et «  V6 Arese  » qui ont construit l’histoire d’Alfa Romeo, c’est un brin décevant, même, si, dans l’absolu, on raconte là la triste histoire du downsizing et qu’une BMW 330i subit les mêmes critiques de manque d’âme. Par contre, avec un regard neuf, cette Giulia Veloce 280 ch assure bien. Les performances sont de haut niveau, avec un 0 à 100 couvert en 5,7 secondes et un bloc 2.0 turbo qui offre de bonnes relances dès 2000 tr/mn, ainsi qu’un poussée franche de 4000 à 5500 tr/min (niveau de la zone rouge, c’est pas très Cuore Sportivo, même si le moteur accepte d’y rentrer jusque 5800 tr/min  !). Par contre, côté châssis et plaisir de conduite, l’Alfa tient son rang  : le feeling est raisonnablement ferme mais pas raide, et entre la précision de la direction, l’attaque du freinage, la stabilité de l’auto sur ses appuis, le vrai comportement de propulsion, on prend du gros plaisir sur les petites routes.

Son point fort ?
Confortable et familiale, elle sait aussi, le moment donné, offrir du plaisir à celui qui sait encore tenir un volant  !

Le verdict de Stuff 
Dans un monde de berlines insipides, la Giulia revendique encore une belle latinité synonyme de plaisir de conduite. Et si vous voulez plus d’espace, la Stelvio dispose du même ADN, version SUV  !

Les chiffres clé
Moteur 4 cylindres en ligne, 1995 cm3, turbo
Puissance  : 280 ch à 5250 tr/mn
Couple  : 400 Nm à 2500 tr/mn
Boîte de vitesse  : automatique, 8 rapports
Poids  : 1429 kilos
Vitesse maxi  : 240 km/h
0 à 100 km/h  : 5,7 secondes
Conso officielle / de l’essai  : 8,6 l/100 / 10,3 l/100
Prix  : gamme à partir de 37.200 €, modèle d’essai à partir de 57.500 €

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