CES 2019 – La Sextech, côté obscur de Las Vegas ?

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Vice city aurait-elle un problème avec le sexe, quand il est connecté ? Le CES a banni un sex toy féminin de ses lauréats 2019…

Ce qui se passe à Las Vegas y reste, mais ce qui y vibre n’a apparemment pas le droit de briller… Ou pas trop. Pourtant, impossible de séparer la ville de son image de paradis du sexe débridé, au service de visiteurs en grande majorité Américains, mais qui viennent s’encanailler en toute discrétion au coeur des casinos et des strip clubs. D’ailleurs, les stripteaseuses, elles aussi, se mettent à l’heure de la high tech. La société de production de films pornographiques “Naughty America” a ainsi dévoilé au CES ses stripteaseuses en 3D à dévorer des yeux sans sortir de chez soi. L’app “Strip Club » en la réalité augmentée fait apparaître sur l’écran de son smartphone ou sa tablette un stripteaseur ou une stripteaseuse virtuel dans l’environnement filmé par la caméra du smartphone. Au programme : striptease intégral, sans pourboire… Et rien ne vous empêchera de faire le tour du sujet pour l’admirer sous toutes ses courbes…

De son côté, la société britannique MisteryVibe présentait à Las Vegas son “Tenuto”, gadget en forme de petit collier très serré censé faire “tenir” l’utilisateur plus longtemps. Il tire son nom est une référence d’une note de musique que l’on fait justement tenir sur la longueur. Explicite…

Mais c’est le sextoy Osé qui a fait jaser cette année. Osé est un robot « simule les sensations procurées par les doigts, la bouche et la langue » et promet l’orgasme sans utiliser les mains.Dans un premier temps récompensé en amont du salon, en octobre dernier, dans la catégorie “robotique », il s’est vu retirer son prix peu après par les organisateurs. N’y aurait-il pas de catégories pour les sex tech et les vibromasseurs, o ? Osé, fabriqué par la startup Lora DiCarlo, ne rentrerait pas dans les catégories de produits du salon et n’aurait donc pas dû concourir. A Las Vegas, sérieusement ?

“La société doit abandonner le tabou autour du sexe et de la sexualité, cela fait partie de la vie et de la santé”, a protesté la fondatrice de Lora DiCarlo, Lora Haddock, dans une lettre ouverte à la CTA. Dénonçant le sexisme, elle déplore que « la sexualité des hommes a le droit d’être explicite […] Mais la sexualité féminine, en revanche, est passée sous silence quand elle n’est pas bannie ». Pour autant, pas sûr que le marché soit si porteur que cela : la start-up E-Sensory lancée il y a quatre ans par Christel Le Coq, voulait commercialiser un sex-toy connecté au féminin, le Little Bird. La société a été placée en liquidation judiciaire.

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